réflexion sur les problèmes de diététique

Choisir les aliments est moins problématique que de prévoir les quantités à consommer

A distance d’un repas, nous sommes capables de choisir les prochains aliments à consommer. En fonction de notre plaisir, de notre santé, de notre rapport à l’image du corps comme du poids, nous allons déterminer ce qui nous semble être les meilleurs aliments selon l’objectif que nous poursuivons. Or, ces objectifs ont rarement un lien concret avec la réalité des phénomènes dans le corps, seulement avec des idées pétries d’informations fausses. Même chez le diabétique, qui doit prévoir sa prochaine dose d’insuline, sans l’aide d’un lecteur glycémique, il est assuré de se tromper dans son dosage. Son choix nécessite une confrontation biologique, qui se réalise grâce au lecteur glycémique, pour ajuster son dosage d’insuline.

Nous sommes condamnés à nous réajuster en permanence sur l’état du corps, même si cela n’a rien à voir avec ce que nous avions prévu. Nos choix sur les aliments sont conditionnés par notre objectif (plaisir, poids, image du corps…) mais la quantité est, elle, conditionnée par l’état du corps qui est non mesurable. A noter, que l’état du corps n’est pas interprétable par notre intellect, car faire agir l’intellect au moment d’une hypoglycémie (par exemple) est à coup sûr le meilleur moyen pour déclencher une crise alimentaire. Pourquoi ? Notre intellect juge en fonction de l’objectif et non en fonction de l’état du corps. Même si notre cerveau se loge dans notre corps, il est connecté à lui par un système électrique incroyable qui échappe à tout raisonnement logique immédiat.

Alors pour mieux manger ? Pensez à prévoir votre prochain repas et surtout pensez à vous adapter en fonction de la faim et de votre rassasiement à ce moment précis. MAIS ATTENTION une prise alimentaire entre les bornes ne sera jamais une condition suffisante pour avoir une bonne lecture sur le besoin du corps.

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conference publique

Les troubles alimentaires à Nîmes / Congrès 2018

Bonjour, voici les informations concernant le 6ème congrès organisé avec l’association l’ACT, redonnons du sens au comportement alimentaire, le Pr S. Guillaume, le Dr D. Costa et M. Sahuc.

Cette nouvelle édition aura lieux au carré d’art de la ville de Nîmes.

Le Dr Alain Perroud éminent spécialiste des troubles alimentaires, psychiatre et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet de l’anorexie comme la boulimie, nous fait l’honneur d’être le président de cette journée.

La journée sera réservée aux professionnels de santé médicaux et paramédicaux, diplômés ou élèves en cours de formation dans des études validées.

La date : le 27 avril 2018

La journée est soumise à inscription, capacité d’accueil: 160 participants.

PROGRAMME A TELECHARGER : Programme + Fiche inscription2018

Les thèmes abordés seront la place du soin, l’intérêt du traitement de l’image du corps, qu’est-ce que le corps, l’orthorexie et le DSM-V.

En comptant sur votre présence pour relever le défi actuel concernant la prise en charge des troubles alimentaires.affiche-congrès-2018

Crédits photo: Nicolas Sahuc

Bien à vous.

 

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réflexion sur les problèmes de diététique

« Je veux me baigner MAIS je n’ose pas à cause de mes formes »

La question de la piscine et surtout du maillot est une grande souffrance pour toutes les personnes en difficulté avec leur image du corps. La personne « maigre », celle à un « poids sans excédent », en « surpoids » ou « obèse » sont égales dans cette souffrance.

Rappel :  atteindre un poids idéal ou une image corporelle parfaite n’est pas un gage de sérénité. 

De manière très brève, rappelons qu’une activité physique va permettre une meilleure appréciation de la mobilité de son corps et qu’il est nécessaire d’en pratiquer. Il sera d’autant plus intéressant de pratiquer du sport si le but est tout autre que le contrôle de son poids ou de son image corporelle.

L’épreuve du maillot, par sa confrontation aux regards des autres, est un frein à notre volonté de vouloir nager. Les personnes souffrent de ne pouvoir se mettre en maillot sans vivre une agression par leurs propres pensées. Le regard et la critique d’autrui tout comme la honte de son propre corps peuvent conduire à l’avortement de ce projet.

Regardons de plus près dans ce qu’il se rejoue concernant la problématique du corps et des autres. Mettre en avant la problématique du corps nous interroge sur notre liberté. L’adage nous dit : « ma liberté s’arrête là ou commence celle des autres ».

Il est assuré que l’absence des autres, de la piscine voire du monde, me permettrait de pouvoir « faire ce que je veux », soit de me sentir libre. Mais « suis-je plus libre sans les autres »? Pas si sûr.

Ce désir de nager s’inscrit dans une société et qui se veut « immortaliste », dont le corps rappelle les limites et sa corruption. Pour être en « bonne santé », « être acceptée » des autres, il est bien mieux d’avoir un corps qui soit dans la norme. En effet, sans les autres, la pression de la société sur mon image tout comme le risque pour ma santé n’auraient plus de sens. Le désir d’aller nager s’exercerait par envie, pour rompre la monotonie d’une vie sans les autres ou répondre à mes passions…symbole de l’emprise de la nature sur nous. Sans eux je n’ai pas conscience que mon désir d’aller nager est une liberté.

La présence des autres ne bride pas la liberté mais la révèle.

Notre liberté n’a de sens que parce que les Autres sont. On aurait pu croire au pouvoir néfaste des autres, dans notre problématique au corps, alors qu’ils assurent le concept de la liberté. Dans ce cas, que devons-nous penser des heures réservées aux personnes « obèses »? Vouloir réserver des heures spécifiques de piscine revient à réduire la liberté, en elle-même.

Mon conseil : lorsque vous allez vous préparer pour la piscine, la prochaine fois et que les pensées vous agressent et tentent de saborder votre volonté, rappelez-vous que vous allez vivre une petite expérience de la liberté. L’image corporelle sera relayée au second plan.  

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réflexion sur les problèmes de diététique

Croire à l’idée de régime « yo-yo »

Depuis de nombreuses années, le mécanisme du « yo-yo » est une métaphore employée pour décrire les mouvements du poids. Vision intéressante qui propose de distingue deux phases en fonction de la présence ou non d’excédent de poids. 

Observons plutôt ce mouvement sur un autre axe, celui du volume alimentaire consommé. Par corrélation, on pourrait imaginer aisément qu’un volume de prise alimentaire faible (soit une restriction) se trouve dans la phase descendante du poids et l’inverse dans la phase montante. 

Cette vision des conséquences, par un regard extérieur, donne l’idée que l’individu est dans une phase de contrôle puis passe dans une phase de perte de contrôle : « soit je contrôle mon poids et mon alimentation, soit je ne contrôle plus. »

La première objection est que ce type de comportement se trouve aussi bien chez les sujets ayant ou non un excédent de poids. Donc l’axe du poids ne peut-être un bon angle de vue. Donc, si le poids ne peut-être l’objet de contrôle, aujourd’hui l’image corporelle et les insatisfactions ont la « vie belle, » malheureusement. 

La deuxième objection est une vision extérieure à la situation. Si l’on donne le « primat à l’intériorité » les phases de contrôle/perte de contrôle ne sont qu’une seule et même phase: le contrôle du poids ou de l’image corporelle, du rapport au sain-saint-sein-diététique. 

De nombreuses valeurs sont à la base justifiant le comportement de contrôle mais comme disait La Rochefoucaud  » Nous aurions souvent honte de nos plus belles actions si le monde voyait tous les motifs qui les produisent.  » (M409) 

Il me semble que la peur de l’excédent de poids et la quête d’une image corporelle satisfaisante est à l’origine des mobiles. On ne peut qu’acquiescer ce désir. Notre rôle est d’aider à l’agir plus juste ou sens de la vertu. 

Pour cela, redéfinissons la notion de bonheur et deux auteurs me semblent  nous sont essentiels : #Aristote et #Kant. Le premier définit le bonheur par l’agir vertueux (la médiane entre deux vices) et le deuxième permet les corrections par le mobile de l’acte et une alimentation non basée sur l’expérience (pur et a priori) pour sortir de la problématique.

« Manger c’est penser (diet-)éthique et vivre sa diététique » 

 

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Image corporelle, réflexion sur les problèmes de diététique

Poids génétique et Epitecte

Dans le manuel d’Epictète certains paragraphes abordent les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous. On peut lire que ce qui ne dépend pas de nous comprend le corps. Par conte le jugement lui fait parti de nous.
Voici les réflexions qui me viennent à l’esprit;
le corps:
Si le poids est donc génétique comme le suggère les nouvelles études, alors l’inconscience de l’alimentation aurait pour effet d’aggraver le système (problématique d’excès ou de perte de poids). Par inconscient j’attends celui qui ne tient pas compte de sa santé « foutu pour foutu » tout comme celui qui est dans une alimentation intellectualisée. Dans les deux situations le corps et donc les sensations corporelles ne sont pas respectées. Le corps subit l’excédent ou la perte induit par l’attitude et ce qui dépend de nous.
Que ce désir de modifier le corps soit présent, souvent induit par un jugement, amène des perturbations corporelles de prise de poids.

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sante

La perte de poids, un dialogue de sourd; Par où commencer intérieur ou extérieur ?

En travaillant ce soir sur mes prochaines conférences à la fac de médecine de Montpellier, sur la formation des internes vis-à-vis des problèmes de poids des adolescents, j’ai observé une incompréhension entre le monde des professionnels et de ceux qui souffrent d’un problème de poids.

Cet article est basé sur les résultats de « PROJECT EAT » étude longitudinale de 5 ans concernant 4500 adolescents (fille et garçon) dont l’objectif était de comprendre les attitudes alimentaires, d’activité physique et de gestion du poids.

Je vous demande d’imaginer une boîte aux contours définis. Nous pouvons dire qu’il existe une séparation entre le « dedans » et le « dehors ». Appliqué à l’homme, la peau sert de séparation et protection du contenu vis-à-vis de l’extérieur.

Dans le contenu, nous retrouvons des organes et un système qui fonctionne dépendant des apports alimentaires, qui fournissent les nutriments, vitamines et minéraux pour fonctionner. La science de la nutrition et de la diététique est basée sur ces relations entre alimentation/besoins du corps pour fonctionner. Dans cette approche, nous allons regarder des paramètres biologiques, par exemple sanguin, pour ajuster les apports alimentaires et garantir une bonne santé de l’individu. Un excès de graisses conduit à une augmentation du cholestérol et des triglycérides et donc la mesure santé est d’apporter plus de fibres alimentaires, de réduire les apports en graisses et développer une activité physique modérée à faible fréquence cardiaque.

C’est en cela que les conseils alimentaires sont importants pour garantir l’équilibre du système interne et prévenir les pathologies par carences ou excès.

Si nous regardons de plus près les « problèmes de poids », le panel de sujet concerné peut avoir un IMC allant de l’état de dénutrition jusqu’aux divers états d’obésité. Ce qui premièrement définit que le poids ne peut être considéré comme facteur unique d’état de santé . Le poids est de l’ordre de l’extérieur, car il est un chiffre sur balance qui est vu et qui mesure le contenu (l’intérieur). Le problème de poids est doublement associé à l’extérieur, toujours par la vue, l’image du corps; qui est une réprésentation définie du contenu.

C’est en ces points que le dialogue de sourd peut s’installer. C’est-à-dire, un individu vient-il dans une demande de perte de poids ou dans une recherche de gestion du contenu, de l’extérieur et/ou des deux.

Il est à noter, « une faible image de soi ne sert comme motivation dans le changements des attitudes alimentaires, mais elle peut prédire des attitudes négatives et de mises en danger de l’individu dans sa gestion de poids ».

Cela fonctionne comme une courbe de Gauss, si la personne est peu stressée par la représentation de son image corporelle alors il y aura de forte chance d’observer aucun changements des attitudes alimentaires et d’une pratique d’activité physique. Si la personne est stressée vis-à-vis de la représentation de son image corporelle,  deux types d’attitudes peuvent se mettre en place: soit  une incapacité à changer, du fait de la vision du corps (la relation entre des changements alimentaires que cela nécessitent et de pratique sportive et la perte de poids), soit les individus engagent des comportements alimentaires inadaptés et risqués pour la santé, (comme les régimes très restrictifs) dans une tentative d’espoir de perte de poids (côté très radical).

En définitive, lors de la consultation chez le spécialiste en alimentation, l’objectif doit être ajusté. Il est nécessaire, et d’autant plus dans les situations de comportements alimentaires « désespérés », de s’occuper de l’intérieur: rectifier la glycémie et un apport énergétique suffisant. En effet, cela diminue le temps passé à penser à la nourriture, à la relation nourriture/poids, les risques de compulsions alimentaires de type craving, avant les repas, après les repas.

Une fois stabilisé, on peut s’occuper des problèmes de relationnelles à l’extérieur: la vision du corps.

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Seneque et le poids

Citons Sénèque qui nous parle des bateaux quittant le port; le bateau a besoin de vent pour se diriger sinon la tendance est à revenir au port.

Nous avons besoin de cette sécurité qui nous permet d’affronter le danger du quotidien. Le danger des marins est aussi ces vagues que les océans produisent quand le temps se déchaîne. Ici, notons le rapport au temps et voyons le temps qui se déchaîne quand tout va « trop vite ». Alors nos repères peuvent volés en éclat ils les points d’ancrage sont faibles. Paradoxalement, du temps est nécessaire pour que ces ancres nous permettent de nous stabiliser.

Les vagues peuvent représentées la sérénité; c’est-à-dire le calme intérieur. Quand les évènements se déchaînent, alors l’océan nous fait vivre une épreuve dans laquelle il est important de bien maintenir sa « lifevest ». Pour certains, la crise de boulimie, pour d’autres des pertes de contrôle sur la nourriture qui vont nous aider à survivre.

Il devient fou donc dans les situations de tempête de vouloir supprimer l’objet qui nous permet de survivre. l’approche donc que l’on peut proposer est plurifocale:

1) accepter que l’océan est déchaîné,

2) accepter que l’on a besoin d’une « lifevest »

3) arrêter de s’épuiser à nager contre-courant

En pratique, comprendre pour l’océan est déchaîné et en quoi je suis aussi responsable de certaines vagues. Pour gagner en sérénité, l’harmonie de vie est primordiale. Concrètement, au quotidien,

Lifevest in the ocean: poids

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