réflexion sur les problèmes de diététique

de la diététique vulgaire au soin diététique

Souvenir d’un extraordinaire cours en philosophie pratique mention éthique médicale et hospitalière avec R. Enthoven et E. Fiat.
« Pas de médecine digne de ce nom sans éthique, pas d’éthique digne de ce nom sans philosophie. Pas de philosophie digne de ce nom sans lecture des grands philosophes » E. Fiat
L’éthique n’est pas une posture, n’est pas un argument de vente. Je reste accablé par la récupération de nombreuses personnes de ce terme confondant l’empathie, la gentillesse et l’éthique.
L’éthique de soin est une réflexion, une épreuve de soi, une réflexion dans le quotidien alliant connaissance scientifique et le bien agir. L’éthique n’est pas une psychologie de comptoir, elle est une réflexion profonde guidée par la lecture des grands philosophes. Elle nous aide à dépasser nos pensées souvent limitées, intuitives et fruit d’une sensibilité.
A mon sens, elle fera du distinguer le bon du mauvais diététicien, de celui qui prend pour posture pour éthique.
Nous allons entrer dans les années à venir dans le « soin diététique »(trop tardivement) distinguant ces pratiques malsaines, facilement récupérées par les coachs, les salle de sport, les magazines, votre voisine tout comme la dernière application à la mode (qui au passage gobe toutes vos données).
Depuis plus de deux ans je milite pour une pratique plus scientifique et éthique, car nombreux de professionnels et civils oublient le sens du soin pour ne pouvoir qu’une perte de poids, comme si c’était le signe du bien agir. Se vanter aujourd’hui de faire perdre du poids est bien le signe d’une profession qui va mal et qui a contaminé la société, les magasines et les clubs de remise en forme.
Le soin diététique ne peut pas être donné par tout le monde, il est prodigué par les personnes ayant étudiés, réussis un diplôme de BTS ou IUT diététique et les nutritionnistes.
Sortons de cette diététique vulgaire pour entrer dans le soin diététique.
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« Les différents temps du soin dietetique »

Complément d’introduction à la conférence – conference 24 juin Paris – réseau IDF-TCA. 
 » Il est à remarquer, même à célébrer, le temps de réflexion que les organisateurs nous proposent ce matin : « les différents temps du SOIN diététique ». Oui, pour la première fois dans un congrès auquel je participe, j’entends le mot « soin ». QUELLE REVOLUTION et chaleureusement je remercie les organisateurs de mettre cette évidence. Simplement nous sommes au début de la reconnaissance d’une discipline qui demande aujourd’hui à se déradicaliser elle-même tout autant que les patients qu’elle radicalise. 
 Quand nous rencontrons un diététicien, l’idée première de son travail est de nous mettre en oeuvre un régime adapté, ce qui n’est là pour moi une idée de soin diététique mais une posture. Il y a soin, car la souffrance est bien sûre présente chez le sujet consultant. Mais de quoi souffre-t-il au juste ? DU POIDS. 

HIC, car il y a un HIC, un poids pourrait-il souffrir ? Bien sûr que non, le sujet, lui, souffre de son idée et de la réalité de son poids. Le régime donc devient la réponse adaptée au poids qui pose problème. « Régime pour maigrir, régime pour re-grossir et le régime pour ne plus prendre », tout se résume en un lien qui devient pathologique crée parle régime « alimentation-poids ».

 Alors que dans le soin, c’est le corps-vivant en souffrance que nous rencontrons, pas ce corps qui se résume aux caractéristiques extérieures esthétiques, ni seulement à ses composantes intérieures biologiques et pas seulement à son ressenti. Non, le corps c’est l’ensemble de ces « fragments + le vivant ». Le vivant qui impose un rythme au corps comme au soin. C’est au coeur de ce rythme que s’inscrit le soin et plus qu’une peur de grossir c’est peut être une peur de « l’accélération d’un temps » qui se joue chez le sujet et une urgence chez les soignants.
 En philosophie nous évoquons le concept du « kaïros » qui signifie le moment opportun, ce moment où le soin est adapté à la réalité, « avant l’heure ce n’est pas l’heure, après l’heure ce n’est plus l’heure ». Dans cette proposition seul le temps est variable, le soin est posture. Nous avons donc à sortir d’une posture, symbole du figée, pour entrer dans une épaisseur du temps, laissant place à une réflexion éthique créant un soin diététique flexible adaptés aux diverses souffrances du corps rencontrés. 

 Je proposerai donc plutôt de déplacer nos échanges vers une réflexion abordant « les différents soins diététiques dans le temps ». »

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La perte de poids ne se mesure pas toujours là où on le pense … mais elle est bien là !!!

Souvent en consultation, les personnes voulant perdre du poids sont déçues dès le petit-matin! Principalement après le rituel de la pesée qui doit réassurer sur le poids. Après  avoir vu qu’il n’avait pas baissé, globalement toutes les personnes vont faire dépendre leurs prises alimentaires en fonction de ce chiffre pour espérer une future perte…

C’est l’attitude classique qui pose le majeur problème dans le comportement alimentaire vis-à-vis du contrôle du poids (que l’on veuille perdre, prendre ou stabiliser, c’est la même problématique).

J’aimerai vous faire part que cette manière de vous peser ne vous permettez pas de comprendre comment le poids perdu peut se mesurer. L’enchaînement des mesures du poids sur la balance vous donne une simple indication d’un corps pesé à un instant t et non pas son évolution. Même en répétant cette tâche tous les jours, le résultat ne peut être que partiellement interprétable.

Alors prenons l’exemple d’une personne (en suivi nutritionnel) voulant perdre du poids, qui depuis son retour à une attitude alimentaire plus souple, soit une alimentation mixant les connaissances en nutrition et interprétant mieux les sensations physiques dans le corps (faim et rassasiement), voit malgré tout la balance ne plus bouger depuis peu.

Paniquée, cette personne de manière logique voudra tout faire pour perdre du poids et se  lancera dans une réduction de ses apports alimentaires. Oui, cela nous semble logique de manière immédiate de « réduire pour perdre » mais je vous rappelle que dans le corps humain tout fonctionne de manière illogique, y compris pour le poids!

Pourtant la balance indique bien une « perte de poids » ! Mais où est-elle?

Si nous regardons ses attitudes alimentaires avant la mise en place de consultation, les attitudes alimentaires habituelles conduisaient la prise de poids permanente ou épisodique. Alors que le changement d’attitudes alimentaires, suite au suivi adapté, montrent soit une perte de poids soit une stagnation depuis le départ. C’est ici que nous pouvons mesurer une « perte de poids », en vous posant la question « si je n’avais pas changé d’attitudes alimentaires, à quel poids serai-je ? ». Obligatoirement la réponse (unanime) est « bien plus haut »! La perte de poids est donc entre le poids plus haut « jamais atteint » et le poids actuel.

Certes la balance n’a pas bougé/stagné et c’est cela qui vous pose problème car ce n’est pas visible. Mais de cette mauvaise interprétation de la « perte de poids » vous pousse à remettre en place des attitudes de perte de poids qui vont contribuer à des conséquences négatives sur le plan alimentaire et à terme une reprise de poids par un lâcher prise.

Cet exemple est qu’une des nombreuses situations où la perte de poids est efficace mais non mesurable par la balance. Vous l’aurez compris, la balance ne permet pas d’interpréter une réalité.

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L’obésité & les TCA humilient la médecine…

Introduction au cours de « troubles du comportement alimentaire et obésité »

Nicolas Sahuc le 5 avril 2016 à Montpellier

« Le cours d’auj. est toujours un moment un peu particulier, voire bizarre. Souvent, il y a peu d’attention en cours, cela fait sourire, on le prend à la « légère », on en rigole, la critique est facile, en argumentant que c’est facile de faire du régime ou encore que c’est un manque de volonté…

Mais soyons clair, l’obésité comme les TCA sont des pathologies qui auj. mettent la science & la médecine en difficulté. Ce sont des maladies qui vont jusqu’à « offenser » le savoir des soignants et je pourrais même aller dire que ces maladies humilient tellement la science que nous répondons auj. à cette humiliation par attaque du corps propre. Le corps va être atteint dans son intégrité par les nouvelles techniques de soins, qui au travers des chirurgies bariatriques va couper ou réduire l’estomac (sleeve) voire shunter la fonction propre du tube digestif par la technique du by-pass.

Ce sont des techniques radicales pour des situations d’urgences dans des conditions précices selon la HAS.

On pourrait penser que cela suffise à ne pas faire perdre la face à la science, à la médecine mais voilà que les études post-chirurgies nous révèlent 25% d’échec, augmentation du risque suicidaire, l’appartiition de troubles alimentaires…

Alors je vous propose d’amorcer une réflexion profonde face au patient touché par un trouble alimentaire par des problèmatiques de poids, d’image du corps…car le verbe, le conseil, la critique seront toujours facile mais rappelons que nous sommes face à notre propre échec, en tant que soignant face à la maladie.

Pour sortir de cette difficulté, il nous sera nécessaire comme pour le patient d’amorcer la rencontre avec le « CORPS ». Ce corps qui n’est pas cette « chose » c’est-à-dire le poids, l’image du corps, constances sanguines du point de vue de la médecine, mais rencontrer le corps dans sa singularité avec son rythme propre du vivant.

Après cette introduction, nous allons discuter des TCA et des personnes en difficultés avec l’alimentation/poids/ic en comprenant les mécanismes qui sous tendent ces problématiques. »

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By-pass, Sleeve, les chirurgies de l’obésité, « ce n’est pas une technique de perte de poids » !

Dans le cadre d’une prochaine émission @TUHofficiel sur la chirurgie bariatrique, voici mon avis :

« Il est nécessaire de rappeler les conditions de ses opérations, elles sont réalisées dans des situations très spécifiques, non pas pour perdre de poids mais parce que la perte de poids n’est plus possible par une approche classique. L’état de santé est tel, qu’il y a urgence de modifier le statut du patient et cela est réalisé aujourd’hui par une opération bariatrique.
Alors il n’y a pas d’attente sur le poids à perdre mais une amélioration de la santé, principalement sur les comorbidités (HTA, diabète,…).
Les opérations entraînent toutes une modification profonde de l’alimentation aussi bien dans la texture des plats que dans le fractionnement des repas. En effet, après l’opération, les 3 repas ne peuvent plus être assurés obligeant ainsi le patient opéré de fractionner ses prises alimentaires, jusqu’à 5 à 8 prises selon le cas.
Dans les premiers jours l’alimentation sera en texture modifiée, soit mixée ou moulinée puis rapidement, il sera demandé de retrouver une texture normale.
Dans l’immédiat, les comorbidités sont diminuées, permettant ainsi de mettre le sujet en sécurité vis-à-vis de l’état de santé d’urgence. La diminution de la prise alimentaire conduit à un état de dénutrition et non pas une perte de poids.
Dans 25% des cas, après 2 ans, les patients atteignent un poids stable et dans certains cas reprennent du poids, mettant à nouveau leur santé en danger.
En conclusion
L’opération est une action d’urgence face à une situation « d’urgence de santé ». Elle ne peut donc être considérée comme une technique préventive de la santé et donc doit être exclue de l’idée d’un contrôle du poids. Elle n’est pas  une solution efficace concernant la perte de poids puisque 25% des patients sont en échec à 2 ans.
Elle doit être encadrée par une équipe de soins spécialisés pratiquant la médecine avec éthique et professionnalisme et demande une démarche active de changement du patient.« 
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A ce jour il reste moins de 30 places !!!!

Pour s’inscrire téléchargez le  Programme définitif

Le congrès s’inscrit dans le cadre d’une semaine internationale pour parler des troubles alimentaires avec les associations @IEDAction@ANEB_Quebec@WorldEDday et @AFDASTCA

Voici le pré-programme de la journée professionnelle (inscription à actnimes@gmail.com) 150 places seulement disponibles.

La journée professionnelle 

9h Accueil en haut du carré au Ciel de Nîmes (restaurant au dernier étage)
9h45-12h
La matinée sera consacrée sur les réseaux sociaux et leurs utilisations par les personnes souffrants de TCA. Mme P. Tubaro @ptubaro de l’équipe Anamia @anamia nous présentera leurs résultats.
Nous discuterons de l’obésité sous 2 angles différents. La première conférence concerne les nouveautés dans l’interaction entre microbiote & l’obésité, présentée par le Pr P. Dechelotte puis Mme V. Nahoum-Grappe nous donnera son point de vue comme anthropologue sur la corps obèse dans la société. 

À partir de 14h, reprise des travaux :
#changement du 21-01-2016  Le Pr Gorwood Président de l’association http://www.anorexieboulimie-afdas.fr nous parlera de l’importance des neurosciences dans les troubles alimentaires. 

Le Dr Nathalie Godart @Nathalie_Godart nous présentera ses derniers travaux concernant les troubles alimentaires.

Le deuxième temps sera réservé à la prévention, Mme Mélanie Guénette @m_guenette l’association ANEB Québec viendra nous présenter l’approche de la prévention dans les TCA au Québec.

Le dernier moment sera un temps pratique (attention au Lycée Daudet). Plusieurs professionnels vont vous présenter une approche ou technique de soins pour l’obésité ou les troubles alimentaires. La thérapie ACT, l’entretien motivationnel, les traitements dans les troubles alimentaires et la remediation cognitive. Les intervenants sont Dr A. Chablis & M. Florian Saffer Dtp pour l’A.C.T., le Dr D. Costa présentera l’E.M., le Pr S. Guillaume pour les traitements et le Dr Millaud Fanélie et Melle Lucille Matos pour la RCT.

Congrès 2016 Nîmes le 5 février à partir de 18h00
Pour le public et les associations

  • 3 conférences autour de l’anthropologie du corps par Mme Nahoum-Grappe, 
  • la prévention chez nos amis canadiens avec Mme Mélanie Guénette de ANEB Québec et 
  • l’interaction microbiote/nutrition par le Pr Dechelotte.

Conférences au Lycée Daudet de Nîmes à partir de 18h. Entrée gratuite. 

Exposition de l’artiste Alice De Miramon @MIRMIR500 auteure de l’affiche.

Les intervenants du congrès

  • Présentation de Mme Paola Tubaro @ptubaro intervenante au congrès qui nous parlera des troubles alimentaires et de la problématique des réseaux sociaux. Elle collabore au groupe Ana-mia avec Antonio Casilli. Trouver sa fiche sur le lien suivant https://paolatubaro.wordpress.com/about/
    #journéeprofessionnelle #congrès2016 #nimes #anorexieboulimie
  • Aujourd’hui nous présentons Mme Véronique Nahoum-Grappe qui interviendra lors de la journée professionnelle mais aussi le soir lors du débat public. Elle nous propose : « La Grâce ou la Graisse: comment les normes sociales pèsent sur l’image de soi? Le point de vue de l’anthropologie. »
  • Présentation du Dr Nathalie Godart @Nathalie_Godart qui viendra nous parler des dernières recherches et résultats concernant la compréhension des troubles alimentaires. Pour en savoir plus sur elle : http://www.franceinter.fr/personne-nathalie-godart
    Elle est personnalité importante de l’association AFDAS-TCA http://www.anorexieboulimie-afdas.fr et oeuvre depuis de nombreuses années à l’amélioration de la qualité des soins. J’étais à ses côtés pour les recommandations HAS concernant l’anorexie mentale http://www.has-sante.fr/…/…/anorexie-mentale-prise-en-charge
  • Même si nous avons des avis différents par la différence de nos obédiences, nos avis sont toujours complémentaires et permettent de mieux comprendre et aider les personnes en difficultés avec le poids ou l’image du corps ou l’alimentation.
    Content qu’il puisse à nouveau être présent pour ce 5ème congrés, aujourd’hui nous présentons Florian Saffer Dtp​ @Psycho_diet Il présentera un atelier avec le Dr Anne Chablis sur la thérapie ACT et les troubles alimentaires.
    http://www.floriansaffer.com
  • Présentation du jour : Melle Mélanie Guénette-robert, responsable du volet éducation et prévention chez ANEB QuébecMélanie Guénette-robert est dîplômée en sexologie (Maîtrise recherche-intervention). Elle est responsable du volet éducation et prévention chez Anorexie et Boulimie Québec (ANEB) depuis 2010. Elle se spéciale dans la sensibilisation et l’éducation liée aux troubles alimentaires ainsi que l’éducation sexologique. Elle coordonne notamment les activités liées à la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires au Québec.

    Descriptif Anorexie et boulimie Québec (ANEB) :

    Anorexie et boulimie Québec est un organisme à but non lucratif desservant la région du Québec, depuis près de 30 ans. Sa mission est de garantir une aide immédiate, spécialisée et gratuite aux personnes atteintes d’un trouble du comportement alimentaire et à leurs proches.
    ANEB offre du soutien à ces personnes, par le biais de sa ligne d’écoute, ses groupes de soutien ou encore grâce à de l’aide en ligne. L’organisme est également très actif en ce qui concerne la prévention ainsi que la sensibilisation du public à la maladie et ses enjeux.

     

  • Pour en savoir plus sur le Pr Gorwood Philip https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/existe_t_il_une_genetique_des_comportements_philip_gorwood.3835 et http://www.anorexieboulimie-afdas.fr/la-recherche/veille-scientifique-tca/282-le-manque-de-motivation-au-changement-dans-l-anorexie-mentale-doit-d-abord-etre-considere-un-symptome-traitable

Congrès 2016 le 5 février à Nîmes journée professionnelle à 9h00, soirée public 18h00

En passant
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Modèle de repas Méditerranéen ou Nord-Américain ?

Dans notre travail, qui concerne le corps et non le poids, nous apprenons aux patients à mieux se centrer sur la reconnaissance de la faim et du rassasiement. Comme l’approche classique (s’occupant du poids seulement et non du corps) nous demandait de respecter plutôt les consignes plutôt que le corps, nombreux d’entre vous sont déboussolés par les nouvelles approches d’écoute du corps.

l’écoute du corps vous amène à faire toujours la même critique : « mais si j’ai pas faim en même temps que la famille, je ne vais pas manger avec eux et ça! C’est inacceptable ». Vous faîtes tous, sans exception, cette même critique en opposant deux modèles de fonctionnement de repas : le modèle nord-américain et le modèle méditerranéen.

Le premier respecte le désir de manger « quand on en a envie » au détriment de l’importance de partager un moment familial. Par contre, le modèle méditerranéen centre le repas sur le partage.

Le modèle nord-américain ne nous garantit en aucun cas une prise alimentaire en accord avec les sensations de faim. Elle est réalisée en accord avec l’envie ou la faim. Cette critique s’ajoute à l’absence de partage des repas.

Le modèle méditerranéen possède de la même dynamique, il ne questionne pas non plus sur les sensations de faim de chacun et donne toute la place au partage. Ici, le non respect des besoins de chaque personnes est la critique principale de ce modèle.

En définitive, les deux modèles de repas sont souvent comparés mais l’un comme l’autre ne sont inapropriés.

Seulement un mixe des deux permettant semble intéressant. Il permettrait  de respecter les besoins, les ressentis de faim et de rassasiement, tout en conservant la valeur essentielle de ce moment de partage familial.

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