réflexion sur les problèmes de diététique

« bien manger et manger bien » 

Pour définir que quelque chose, prenons l’exemple d’une action, qui pourra être qualifiée comme  « bien », il est nécessaire que cette action soit examinée par rapport à une idée de référence. Cette référence, peut-être confondue avec une idée régulatrice, qui nous permettrait de définir les contours, classant une action en fonction de ses conséquences positif ou négatif comme « bien » ou « mal ».

Il nous sera aussi nécessaire de distinguer des actions qui sont dirigées envers nous-même et les actions dirigées envers autrui. Cette distinction pourra permettre de délimiter la place de la culpabilité, car il n’y a de culpabilité d’agir mal principalement lorsque l’on agît envers autrui, dans la sphère de l’action envers autrui. Tenir un sentiment de culpabilité alors que nous agissons envers nous même est une position complexe à tenir, car je suis coupable et victime.

Les sources des idées qui définissent des actions comme « bien » ou « mal » (son opposé, et non « mauvais » dont son opposé est le « bon »), ont une origine  interne ou externe à la personne. (Le bien peut se distinguer par rapport à sa source, une sorte d’origine, de point régulateur, au sens qu’en nous, . Ici, je vais distinguer deux types de bien : celui qui est en lien avec la connaissance et un autre qui prend sa source dans la morale)

De manière interne : le bien par rapport à la connaissance, différent d’un bien qui est en lien avec une croyance, ces deux concepts sont à distinguer car ils font appel à deux approches du corps totalement différentes. Ici nous pouvons opposer deux concepts dont la connaissance des phénomènes prend sa compréhension : l’empirisme ou l’intellectualisme. De ces deux sources nous pouvons avoir une conception du bien en fonction d’une interprétation des phénomènes. De ces deux concepts, je vais pouvoir agir envers moi et dans une certaine idée du bien. A partir de mon expérience tout comme de ma façon logique de voir les choses, mes actions envers moi-même seront définies comme bien, le fait d’être en cohérence entre les concepts que je me fais de l’action bien et mon action.

De manière externe : il y a une connaissance et une expérience qui sont différentes de nos croyances, cette différence vient donc définir un nouveau cordeau séparant le bien et le mal. La connaissance peut prendre source dans la science mais l’expérience est différente. Elle ne se cale pas sur une connaissance intellectuelle mais une façon de se comporter en société. La gloutonnerie ou la gourmandise, ou l’intempérant face à la nourriture sont réprimandés tout comme celui qui mange vite à table.

Nous sommes donc face à des sources du bien qui peuvent s’opposer en fonction de leurs origines interne/externe (autonome/hétéronome) faisant apparaître la notion de culpabilité lorsque le mal manger apparaît. Cette même culpabilité qui peut amener à poursuivre de manger en excès, puisqu’il y a effraction à la règle.

Puisque nous agissons envers nous-même, une morale externe dictant nos actions ne peut être adaptée puisqu’elle nie la singularité du corps. Les points essentiels à travailler sont la dimension intellectuelle et sensorielle pour appréhender un manger bien pour soi.

En maintenant les erreurs de ces dimensions il y aurait donc à nouveau une idée d’un bien manger et un mal manger en fonction d’esprit critique, c’est-à-dire, une adaptation à la situation qui se présente. Par exemple; être en hypoglycémie n’as pas toujours accompagné d’une sensation de faim et l’inverse peut se réaliser aussi.

Pour finir, un bien manger ne peut se définir aussi qu’en l’état  actuel de nos connaissances, doit être séparé d’une dimension morale puisqu’elle est un agir envers soi-même et donc ne peut-être que sans culpabilité. Ce bien manger, doit par contre être soumis à l’esprit critique de notre expérience et notre croyance pour se diriger vers un manger bien.

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La paradoxale approche du traitement de l’obésité

Sans nos paradoxes serions-nous français ? Bien sûr que non. Je vais rapidement parler, dans notre cas, du traitement de l’obésité et de notre façon de le traiter qui est paradoxale.

Par ailleurs, si nous considérons l’obésité comme une maladie, l’expression : « lutter contre » devient moins approprié que « traitement » qui relève du soin, du care, plutôt que la « lutte » qui relève de l’opposition des forces. 

En France, comme dans de nombreux pays « luttant contre l’obésité », qui se résume dans une stratégie efficace sur le poids des hommes, toutes les préventions ont pour but de prévenir l’augmentation, voire l’aggravation du poids des individus. Cette démarche a pour objectif d’assurer une meilleure santé et cela est indiscutable tant les conséquences du poids sont nombreuses et désastreuses. Mais une prévention donnant des conseils sur l’alimentation, ses règles et la pratique sportive, en vue du poids, vient se confronter aux attitudes alimentaires observées dans les troubles alimentaires. En effet, atteint d’un trouble alimentaire, l’ensemble des attitudes de choix concernant l’alimentation visent la réduction du poids ou sa non augmentation. Nous sommes ici dans ce paradoxe où nous crions haut et fort les attitudes à observer pour favoriser la perte de poids et la meilleur santé dans une société qui est touchée par les TCA et qui nécessitent d’arrêter d’entendre tout le discours ambiant sur l’alimentation saine et le poids. Les personnes touchées par un TCA comme un grand nombre de professionnels de santé ont en commun une vision obsédée sur la norme du poids.

Voilà, comment aujourd’hui nous tolérons que toutes structures de commerce en gestion du poids, les salles de sport et autres professionnels de santé, sans éthique, venant renforcer les obsessions sur les attitudes alimentaires concernant le poids. Ces attitudes alimentaires qui sont dites « saines » alors que le mobile de leurs actions ont qu’un objectif : « le contrôle du poids »!

On ne pourra que trop remercier le grand échec d’une campagne « mangerbouger » qui n’a pour but : « la réduction du poids » même si aujourd’hui le discours semble légèrement se laïciser.

Il est donc temps que les pouvoirs publics travaillent avec une certaine cohérence de soins et avec des comités d’éthique pour éviter tout aggravation du désastre sanitaire déjà présent.

Si confronter des points de vue diamétralement opposés peut faire évoluer les situations, cela ne se peut qu’avec l’aide d’un désaccord éthique.

 

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#Dietetics – a « ping-pong » effect rather than « yo-yo » dieting

Let’s approach the body/mind system rather than the weight/mind system: Weight is a complex and insufficient measure giving only a partial – not to say inaccurate – information on the functioning of the body. A single example: in a situation of obesity, it is not rare to note a state of protein-energy malnutrition while the indicated weight is excessive. An analysis focusing on the weight only will not allow an understanding of the functioning of the body.

This is the major mistake frequently made by countless people. The body, this machine, is rooted into a « living system » interacting with a mind. It is necessary to visualise it in this unpredictable dynamic, in the sense that reactions can vary in spite of identical food intakes. For a fair amount of years, we’ve been hearing about diets and quite recently about emotions that have a yo-yo effect on the weight. This little toy, of which over 30s – who probably have fiddled with it – will remember as attached to the body (by the finger) with a string. They are therefore not separated but linked. That’s why I propose considering things in a different way with the idea of « the ping-pong effect », exposing the interaction body/mind rather than weight/mind.

By this, I want to express that there is a back-and-forth motion between the body (organic matter) and the mind. Regarding the body, traditional medicine, understanding its functioning, is able to repair it, and sometimes even to improve it. Regarding the mind, psychology can ease the suffering from the history of the subject. One does not go without the other, and it would even be dangerous to look at the system from only one side of the ping-pong table.

Indeed, when facing a difficult life situation, my eating habits can be disturbed. In both cases, the body will bear the impact of this new eating pattern. For those who tend to eat less, the body enters a state of malnourishment, resulting in sleeping issues, exhaustion, transit disorder, a tendency towards depression, brittle nails, hair loss and even sometimes cravings caused by hypoglycaemia. For those who tend to eat more, the body will also bear the effects of overeating, mainly including weight gain, gastritis, gastroesophageal reflux, sleeping issues, and other symptoms.

So we can observe the effects of psychological suffering on dietary habits, which, in return, generates for the body a specific way of functioning. This will have an impact on the food intake. We are then facing a « ping-pong effect » that sometimes originates in the functioning of the body and some other times in the suffering. Regarding the topic of weight loss, the ping-pong system is identical. According to the popular belief, in order to lose 1kg, the energy reduction must be of 300kCal (if not more), without taking the consumed food level into account. This reduction occasions a functioning of the body triggering an increase in thoughts about food. For those who add a physical activity, the energy deficiency can reach 500kCal, generating sugar cravings in addition to the food fixation. To conclude,(read the explanation in the book to be published) both aspects must be addressed jointly to limit this « ping-pong » phenomenon and isolate the organic cause or the psychological cause in order to treat the issue the best way possible.

 

trad. E. G.

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Healing anorexia

« In the time of the refeeding »

Anorexia nervosa is an eating disorder listed in the DSM-V with bulimia. These eating disorders are called « pure syndrome ». They affect respectively 1% and 5% of the French population.

Anorexia is a disorder that will require a lot of care; multidisciplinary care to reach a possible healing that will in most situations be reality. Even if a full healing wouldn’t be possible, care and improving quality of life will always be possible (take for example diabete type 1!). It’s important to remember that healing is possible  so to stay in the care continuity.

I propose here an analogy between care and functional rehabilitation type of care practiced by physical therapists.

Indeed, after an injury, all the rehabilitation work will be to strengthen muscles around the affected joint while trying to overcome pain (you know when the physical therapist insists on that point and that we suffer). It is important to do this regularly to avoid sclerosis of the joint, resulting in loss of suppleness and flexibility.

 

That is why it is important to confront the pain, the pain that can be felt in the stomach after an increase in food intake, accompanied by the weight gain anguish. It is necessary to go to the pain and then overcome it!  It is important to act as quickly as possible otherwise the suffering person will lose any possibility of food enlargement.

 

Sometimes the pain is so difficult to overcome (weight gain fear after eating starchy foods such carbohydrates) that healing can no longer be achieved at home as outpatient but only in hospital. The role of caregivers will be to accompany this fear on a daily basis / the pain caused by increased food intake, not only to put on weight but to limit the risk of “sclerosis eating” and feed the malnourished body. And indeed, most we come late, more adhesions (hear them eating rigidities) are important and difficult to overcome.

 

Healing anorexia nervosa is identical to this type of rehabilitation. We will have to confront the pain and go beyond, confront the pain to avoid the risk of “freezing” the disease in its rigidity.

 

The care in anorexia will respect temporality and pain, a time to overcome it and a time to breathe back. Here’s how you can slowly overcome an eating disorder, because the first thing is to fight tiredness generated by the lack of food energy in the body.  And remember: body is not the weight, the weight being a characteristic of the non-significant body.

Caregivers will always take care of the body not the weight, healing is for body not for weight.

 

By Nicolas Sahuc (France)

Translate by Nathalie Decoo from Anorexie Boulimie Ensemble (Belgium)

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Anorexia a pleasure to loose a weight…

« Recent scientific research takes us to conceive the problem of anorexia nervosa in a new way.
Prof. Gorwood proposes to explore the concept of « pleasure to lose weight» rather than « fear of fat” in the problem of anorexia nervosa.
My philosophical thoughts – in medical and hospital ethics – had already made me put the debate on weight differently.
Firstly the fact to confuse weight with the body itself is the main error in the field of dietetics. This immediate confusion products inappropriate logical thoughts such as reducing food intake to lose weight, like to imagine the loss of weight between two daily weighing. There are so many methodological biases that it is to be said that this immediate sense, the relationship weight/food, is necessarily false.
Secondly the weight will determine a mobile of our food act, that is to say an end or a goal as “modern” would say. The end in itself is available in 3 different ways, covered by the same idea of weight:
Wanting not to take or lose weight,
Want to lose weight ,
Want to gain weight.
We can observe the weight as common denominator of actions governing our food intake. It is here that we could make a comparison with the pleasure to weight loss. Attitudes related to weight always lead our food intake to observe a loss of weight or no weight gain in the first two cases. In the latter case, subtlety is more difficult to highlight and for the moment I can only conclude to that false link maintained between weight and diet.
In opening thought: if there is a link between weight and diet still existing, feeding behavior remains problematic. »
Translate by Nathalie Deco from ABensemble Belgium

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Critic of the anorexia amendment

Politicians involved in the health act have proposed (1) amendments to stop employment of models with a body mass index of less than 18, the aim being to make thinness less attractive.

In France and as far as Canada, where a charter for a “healthy and diverse body image” has been co-developed by Léa Clermont-Dion ( blogger and writer committed to prevention of anorexia),such coercive methods are criticised as ineffective.

So who should be punished and how? When we agree an offence has been committed, blame must be apportioned to ensure victims obtain justice. But there are many instances in history of condemnation by the ignorant mob. Injustice will put the genuinely guilty in the same camp as the genuinely innocent. Claiming to be an authority on legal blame does not make anyone an expert on the matter.

Anorexia has always existed and the internet has not increased the number of cases in the French population (stable at 1%). It is not a copycat disorder. Many other factors help to trigger it. There is not just one but several sorts of anorexia which are more than an issue of the weight of models. Dietary problems are not bounded by BMI. Bulimics often have a “normal” BMI. Femininity is having a hard time today, targeted by the media and a culture which condemns obesity. These two factors implicitly support the idea of thinness as a positive value. The lack of specialist care structures and trained professionals are some of the ongoing problems. A petition has been running on change.org since 6 February to demand an emergency plan for anorexia. So far, no members of parliament have signed it. What we propose is setting up discussion times with teenagers to help them resist social pressure by taking a critical view of the images they get from the media and helping them to develop a positive relationship with their bodies.

(1) The amendment introduced by the socialist recorder Olivier Véran was passed in parliament on Friday 3 April, supported by the Health Ministry.

 

Translate by C. Quiot (many thanks)

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Weight control

réflexion sur les problèmes de diététique

why « eat » stay a problem

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