conference publique

Les troubles alimentaires à Nîmes / Congrès 2018

Bonjour, voici les informations concernant le 6ème congrès organisé avec l’association l’ACT, redonnons du sens au comportement alimentaire, le Pr S. Guillaume, le Dr D. Costa et M. Sahuc.

Cette nouvelle édition aura lieux au carré d’art de la ville de Nîmes.

Le Dr Alain Perroud éminent spécialiste des troubles alimentaires, psychiatre et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet de l’anorexie comme la boulimie, nous fait l’honneur d’être le président de cette journée.

La journée sera réservée aux professionnels de santé médicaux et paramédicaux, diplômés ou élèves en cours de formation dans des études validées.

La date : le 27 avril 2018

La journée est soumise à inscription, capacité d’accueil: 160 participants.

PROGRAMME A TELECHARGER : Programme + Fiche inscription2018

Les thèmes abordés seront la place du soin, l’intérêt du traitement de l’image du corps, qu’est-ce que le corps, l’orthorexie et le DSM-V.

En comptant sur votre présence pour relever le défi actuel concernant la prise en charge des troubles alimentaires.affiche-congrès-2018

Crédits photo: Nicolas Sahuc

Bien à vous.

 

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réflexion sur les problèmes de diététique

Orthorexie, manger « clean » ou pathologie ?

Gazette

Comprendre l’orthorexie, définit littéralement par le « manger correct » 

Il semblerait que l’obsession pour le manger « correct », décrit vers la fin des années 90, soit un phénomène récent ? Dans l’histoire de toutes les religions, on retrouve des rapports entre alimentation et corps, principalement sous l’angle de la purification (ex : manger du poisson le vendredi ou encore ne pas consommer de porc…). Par ailleurs dans la pratique de l’ascèse, l’homme se dégage de l’encombrement du corps par une alimentation particulière de type restrictive pour s’élever de manière spirituelle. Des rapprochements peuvent être faits avec le comportement orthorexique, à la différence que la place du corps est centrale dans cette situation.

Mais observons le contexte actuel sous l’angle de la symbolique du corps et de la commercialisation.

La symbolique du « corps » chez nos contemporains subit une oscillation entre un concept  de « corps machine » traité comme tel par la médecine et un concept de corps que « psychologique et/ou sensualiste ». De ce fait, nos contemporains n’habitent plus le « corps », c’est-à-dire dans son « vivant, faillible et imprévisible » puisque le « corps » est contrôlé par toutes ces techniques.

Ajoutons à cela un contexte d’industrialisation et de commercialisation de masse d’élevage et de l’alimentation, des images du corps par la publicité, de l’accroissement des maladies et de la possibilité de mieux réparer les corps et nous arrivons dans une abysse qui peut pousser certains de nos contemporains à être obsédés par le manger « sain ».

Alors peut-on donc considérer l’orthorexie comme une pathologie ? Oui, si le choix alimentaire est en lien avec le rapport à l’image du corps ou au poids sur la balance et qu’un envahissement dans la pensée empêche l’individu de fonctionner « normalement ».

Mais il nous faudra être chirurgical pour distinguer le choix orthorexique du choix politique/éthique pour éviter de conclure rapidement que tous les mangeurs obsédés par le « sain » sont pathologiques et donc à aider.

Article La Gazette de Nîmes

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