réflexion sur les problèmes de diététique, sante

La paradoxale approche du traitement de l’obésité

Sans nos paradoxes serions-nous français ? Bien sûr que non. Je vais rapidement parler, dans notre cas, du traitement de l’obésité et de notre façon de le traiter qui est paradoxale.

Par ailleurs, si nous considérons l’obésité comme une maladie, l’expression : « lutter contre » devient moins approprié que « traitement » qui relève du soin, du care, plutôt que la « lutte » qui relève de l’opposition des forces. 

En France, comme dans de nombreux pays « luttant contre l’obésité », qui se résume dans une stratégie efficace sur le poids des hommes, toutes les préventions ont pour but de prévenir l’augmentation, voire l’aggravation du poids des individus. Cette démarche a pour objectif d’assurer une meilleure santé et cela est indiscutable tant les conséquences du poids sont nombreuses et désastreuses. Mais une prévention donnant des conseils sur l’alimentation, ses règles et la pratique sportive, en vue du poids, vient se confronter aux attitudes alimentaires observées dans les troubles alimentaires. En effet, atteint d’un trouble alimentaire, l’ensemble des attitudes de choix concernant l’alimentation visent la réduction du poids ou sa non augmentation. Nous sommes ici dans ce paradoxe où nous crions haut et fort les attitudes à observer pour favoriser la perte de poids et la meilleur santé dans une société qui est touchée par les TCA et qui nécessitent d’arrêter d’entendre tout le discours ambiant sur l’alimentation saine et le poids. Les personnes touchées par un TCA comme un grand nombre de professionnels de santé ont en commun une vision obsédée sur la norme du poids.

Voilà, comment aujourd’hui nous tolérons que toutes structures de commerce en gestion du poids, les salles de sport et autres professionnels de santé, sans éthique, venant renforcer les obsessions sur les attitudes alimentaires concernant le poids. Ces attitudes alimentaires qui sont dites « saines » alors que le mobile de leurs actions ont qu’un objectif : « le contrôle du poids »!

On ne pourra que trop remercier le grand échec d’une campagne « mangerbouger » qui n’a pour but : « la réduction du poids » même si aujourd’hui le discours semble légèrement se laïciser.

Il est donc temps que les pouvoirs publics travaillent avec une certaine cohérence de soins et avec des comités d’éthique pour éviter tout aggravation du désastre sanitaire déjà présent.

Si confronter des points de vue diamétralement opposés peut faire évoluer les situations, cela ne se peut qu’avec l’aide d’un désaccord éthique.

 

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Comment réaliser une bonne pesée pour une bonne interprétation du poids ?

Cette question mérite d’être posée, car nombreux d’entre nous, vont utiliser cet objet pour conditionner, régir leurs prises alimentaires dans une journée et subir une variation de leurs humeurs.

Il faut dire, que le chiffre s’affichant dans le petit encadré ou énoncé vient nous percuter dès nos pieds posés sur la machine.

Pour éviter toutes sources d’erreurs voici quelques conseils simples avant de vous peser :

  • Côté balance, il est nécessaire de rappeler une mise à jour de la tare régulière. Prenez un poids de 1kg et toute les semaines corrigez les écarts du chiffre affiché ou annoncé. Toutes les machines se dérèglent facilement  et plus les pesées sont régulières plus la marge d’erreur apparaît.
  • Côté balance, munissez vous d’un niveau à bulle d’eau et vérifiez votre sol. Reposant sur 4 plots, une inclinaison particulière de votre sol entraînera une variation du poids sur la balance.
  • Côté balance, positionnez bien vos pieds sur la balance, car des pieds trop en avant ou arrière, comme le corps légèrement penché va entraîner là une lecture erronée.
  • Côté corps humain, quantifiez en poids toutes vos prises alimentaires de la journée précédente. Il en sera de même pour les boissons. Puis, la pesée de toutes les sorties devront elles aussi mesurées, donc pesez vos selles et vos dépenses en eau (pour cela je ne sais pas comment…).
  • Se peser à jeun ? L’expression veut dire sans avoir manger précisément. Mais nous pouvons nous peser après avoir mangé et bu, il vous suffira de déduire le poids de vos consommations.

De ce constat, il est impossible d’avoir une lecture précise de la mesure du poids. Les paramètres faisant varier le poids sont trop nombreux et peuvent donner une variation de plus de 500gr sur la balance.

Il est plus à noter ce que ne dit pas la balance… On peut, certes avoir un poids parfait, dans notre idéal, qui n’est pas du tout un problème sauf si vous refusez de consommez les besoins énergétiques pour votre bon fonctionnement du corps (un des critères de l’anorexie mentale). Car en effet, la balance ne permet pas d’évaluer les besoins énergétiques dont de fonctionnement d’un corps, ni de vous faire percevoir la sensation de faim ou de rassasiement. (Il est encore drôle d’observer les derniers résultats d’enquête de santé se basant sur une évaluation du poids puisque au poids idéal je peux consciemment manger en dessous de mes besoins voir anarchique).

Ces valeurs relèvent du corps alors que le poids est une caractéristique du corps. Se peser revient à retenir qu’une caractéristique physique du corps et non le corps conduisant à des interprétations fausses des résultats pour faire fonctionner le corps.

Il est à distinguer que le corps est de l’ordre du vivant, c’est à dire de « l’instable qui tend toujours vers du stable ». Le métabolisme, qui recouvre l’anabolisme comme le catabolisme, exprime le phénomène de construction et destruction qui se joue au rythme du corps. Le corps grandit, vieillit au fil du temps entraînant une impossible lecture linéaire du métabolisme.

Certes ce concept nous est difficile à concevoir dans des idéologies contemporaines simplifiant tout phénomène naturel pour le rendre accessible et compréhensible, simplement pour afficher le coupable. Le poids comme le métabolisme de base sont encore vus aujourd’hui par ce vieux concept de l’homme équivalent à une machine le système « entrée/sortie ». Combien de fois avez-vous entendu que le corps est comme une voiture qui a besoin d’essence pour fonctionner? Si la capacité du réservoir est de 50L, le corps a parfois pas besoin d’avoir le réservoir totalement plein pour fonctionner d’autres fois oui.

Alors pour sortir de la culpabilité concernant le poids, une seule chose simple mais difficile est à faire : changer de référentiel et bien sûr ne plus vous peser. Ne plus se peser non pas pour ne pas voir ou voir le chiffre mais comme le fait que l’on ne peut pas interpréter tout le fonctionnement du corps par la balance (attention dans certains cas, la variation de poids peut nous indiquer un dysfonctionnement du corps). Passer du poids au corps, soit de l’inerte au vivant. En effet, le raisonnement n’est plus de l’ordre de la conséquence mais du fonctionnement. Ainsi quand vous mangez, vous allez imprégner au corps un fonctionnement et non une conséquence sur le poids.

C’est ainsi, par la non pesée et en revenant sur l’interprétation des sensations et en connaissant les besoins que vous allez pouvoir vous dégager de la problématique poids.

 

J’ai toujours aimé le jeu de mot « pèse-personne » ! 🙂

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« Dans le pratique du régime il y a la perte du sensible » – Courte réflexion sur la perte de poids

Tout article souffre d’un manque de lenteur à sa lecture. Oui à l’éloge de la lenteur dans la lecture d’un article pour en comprendre toutes les nuances, car elles sont nombreuses, cachées, métaphoriques,… « Voilà pourquoi on ne court pas dans un bois pour ramasser des cèpes, on marche pour les dénicher ».

« Pour bien agir il faut savoir agir à propos. » M. de Montaigne

Cette formulation vous correspond totalement si vous voulez « perdre du poids » . Vouloir perdre du poids est un désir parfois logique et/ou nécessaire mais partir bille-en-tête pour plonger dans la solution « régime » n’est pas agir à propos.
Dans la pratique du régime, le corps lui-même est oublié, réduit à une « matière inerte »  soumis désormais aux lois de la mécanique. Le monde du sensible disparaît.
Il n’est plus compris par ses rythmes, ses variations fines (par exemple de la faim, ses surprises de rassasiement) mais seulement au travers d’une relation de « cause à effets » alimentation sur le poids. Le fonctionnement est réduit par une réflexion mathématique, ne pouvant laisser une place à l’imprévisible, au surprenant : «  je pensais avoir faim à 12h et je n’ai pas ressenti cette faim mais je dois manger quand même ».
Il est urgent de vivre le rythme corps, ce rythme du vivant qui n’est pas soumis à ce raisonnement mathématique mais à l’analyse dite synthétiques. C’est seulement ainsi que vous ne allez pouvoir retrouver votre forme physique. La réflexion sur votre l’alimentation demande à épouser les formes spécifiques du rythme de votre corps afin d’obtenir un mouvement synchrone. De-là pourra naître un champ du possible vous conduisant à une alimentation sans culpabilité.
Seulement dans ce contexte une non contrainte dans le corps sera possible et le poids pourra suivre.
Je tiens à mettre en garde face aux adaptations du corps. Sans prises alimentaires suffisantes le corps se met dans une « veille » conduisant au phénomène suivant de ne plus ressentir la faim.
Cet article ne remplace pas une évaluation par un professionnel de santé de votre situation, il est écrit dans un but de critique et de réflexion pour mieux appréhender la pratique des patients ainsi que des professionnels. 
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La perte de poids ne se mesure pas toujours là où on le pense … mais elle est bien là !!!

Souvent en consultation, les personnes voulant perdre du poids sont déçues dès le petit-matin! Principalement après le rituel de la pesée qui doit réassurer sur le poids. Après  avoir vu qu’il n’avait pas baissé, globalement toutes les personnes vont faire dépendre leurs prises alimentaires en fonction de ce chiffre pour espérer une future perte…

C’est l’attitude classique qui pose le majeur problème dans le comportement alimentaire vis-à-vis du contrôle du poids (que l’on veuille perdre, prendre ou stabiliser, c’est la même problématique).

J’aimerai vous faire part que cette manière de vous peser ne vous permettez pas de comprendre comment le poids perdu peut se mesurer. L’enchaînement des mesures du poids sur la balance vous donne une simple indication d’un corps pesé à un instant t et non pas son évolution. Même en répétant cette tâche tous les jours, le résultat ne peut être que partiellement interprétable.

Alors prenons l’exemple d’une personne (en suivi nutritionnel) voulant perdre du poids, qui depuis son retour à une attitude alimentaire plus souple, soit une alimentation mixant les connaissances en nutrition et interprétant mieux les sensations physiques dans le corps (faim et rassasiement), voit malgré tout la balance ne plus bouger depuis peu.

Paniquée, cette personne de manière logique voudra tout faire pour perdre du poids et se  lancera dans une réduction de ses apports alimentaires. Oui, cela nous semble logique de manière immédiate de « réduire pour perdre » mais je vous rappelle que dans le corps humain tout fonctionne de manière illogique, y compris pour le poids!

Pourtant la balance indique bien une « perte de poids » ! Mais où est-elle?

Si nous regardons ses attitudes alimentaires avant la mise en place de consultation, les attitudes alimentaires habituelles conduisaient la prise de poids permanente ou épisodique. Alors que le changement d’attitudes alimentaires, suite au suivi adapté, montrent soit une perte de poids soit une stagnation depuis le départ. C’est ici que nous pouvons mesurer une « perte de poids », en vous posant la question « si je n’avais pas changé d’attitudes alimentaires, à quel poids serai-je ? ». Obligatoirement la réponse (unanime) est « bien plus haut »! La perte de poids est donc entre le poids plus haut « jamais atteint » et le poids actuel.

Certes la balance n’a pas bougé/stagné et c’est cela qui vous pose problème car ce n’est pas visible. Mais de cette mauvaise interprétation de la « perte de poids » vous pousse à remettre en place des attitudes de perte de poids qui vont contribuer à des conséquences négatives sur le plan alimentaire et à terme une reprise de poids par un lâcher prise.

Cet exemple est qu’une des nombreuses situations où la perte de poids est efficace mais non mesurable par la balance. Vous l’aurez compris, la balance ne permet pas d’interpréter une réalité.

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Anorexie, une recherche de la perte de poids par plaisir…

Les récentes recherches scientifiques nous emmène à concevoir le problème de l’anorexie mentale de manière nouvelle. Le Pr Gorwood nous propose d’explorer le concept du « plaisir à maigrir » plutôt que la « peur de grossir » dans la problématique de l’anorexie mentale.


Mes réflexions philosophiques – en éthique médicale et hospitalière – m’avaient déjà fait poser le débat sur le poids de manière différente.

Premièrement le fait de confondre le poids avec le corps lui-même est la principale erreur dans le domaine de la diététique. Cette confusion immédiate produit des logiques de pensées inadaptées comme celle de réduire les prises alimentaires pour perdre du poids, tout comme d’imaginer la perte de masse entre deux pesées quotidiennes. Les biais méthodologiques sont si nombreux qu’il est convient simplement de dire que cette logique immédiate, dans la relation poids/alimentation, est obligatoirement fausse.

Deuxièmement le poids va conditionner un mobile de notre acte alimentaire, c’est-à-dire une fin ou un objectif comme dirait les modernes. Cette fin en soi se décline de 3 manières différentes, recouverte par la même idée du poids :

  • ne pas vouloir prendre ou perdre du poids,
  • vouloir perdre du poids,
  • vouloir prendre du poids.

On peut donc observer le poids comme dénominateur commun aux différents types d’actions régissant nos prises alimentaires. C’est ici, que nous pourrions faire un rapprochement avec ce plaisir à la perte de poids. Les attitudes en lien avec le poids conduisent nos prises alimentaires à toujours les diminuer pour observer de la perte ou de la non prise de poids dans les deux premiers cas. Dans le dernier cas, la subtilité est plus difficile à mettre en avant et pour le moment je ne peux conclure seulement à ce faux lien maintenu entre le poids et l’alimentation.


En ouverture de réflexion : tant qu’un lien poids et l’alimentation est existant, le comportement alimentaire restera problématique.

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La nutrition est tout sauf intuitif 

Rien n’est intuitif dans la nutrition et la gestion du poids puisque l’idée simple, qui apparait même chez le jeunes enfants, qui est la plus partagée par la population, cette pensée de réduire ses apports alimentaires pour perdre du poids provoque seulement une faim démesurée en milieu d’après-midi, une nécessité de ne pas manger et dans le pire des cas : la naissance d’un trouble alimentaire.
 
On pourrait croire que réduire serait la solution, de manière intuitive alors qu’elle est la porte d’entrée dans le problème. Si cette solution était intuitive, évidente, simple et facile, les problèmes de poids et sa gestion se règleraient facilement. 
Or notre contextuel démontre bien que cette pensée est seulement contre-nature et à la base du maintien des problèmes alimentaires.
Pour s’en sortir consulter un professionnel avec éthique et pratique.
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Vouloir être à l’aise avec son alimentation nouvelle tendance des soins…mais…

     La demande de consultation tend aujourd’hui vers un désir de trouver un « rapport alimentaire pacifié ». C’est une demande constante qui s’inscrit dans une histoire de la personne.

     Je m’interroge ce matin concernant cette demande car elle vient relever des problèmes. Si l’on cherche la paix, c’est bien sûr que la personne est dans « une relation de guerre«  avec un belligérant. D’un côté la personne et de l’autre côté du ring qui retrouve-ton? Le poids, la nourriture, le corps ou les 3 fois ?

     Et je crois que le problème se situe, je ne sais pas qui est vraiment l’adversaire. Le patient se définit se définit dans une guerre mais n’est-il pas le seul engagé dans cette guerre ?

     Le poids, le corps, la nourriture pouvons-nous dire qu’ils sont dans une démarche belligérante contre la personne. Il me semble pas avoir vu des aliments prendre une sorte de décision, comme s’ils étaient personnifiés (comme le poids ou le corps), pour nous faire grossir, être en mauvaise santé ou prendre du poids. L’épi-génétique, la génétique prédispose de notre état du corps qui donne à la santé une tonalité particulière et certes injuste. Idem pour le poids.

     En regardant en profondeur les détails des histoires « du poids » des patients, il est fréquent d’entendre que ce tri-typque (poids/corps/aliments) sont devenus confus après la période suivante : « avant je faisais ce que je voulais et je n’avais pas de problème, alors qu’aujourd’hui regarder un aliment me fait grossir ». Ici, nous pouvons comprendre que jamais les aliments, le poids, le corps sont entrer dans une guerre contre nous-même. Dans cette phrase classique, comprenons bien que c’est la volonté, le désir « de faire ce que je veux » qui est à l’origine de ce conflit unilatéral.

     Dans cette idée de « faire ce que je veux », dans cette idée faible de la liberté se résumant à la réalisation de ses propres désirs, l’écoute des sensations du corps, du choix aliments, du poids (ou de l’image du corps) sont rejetés. C’est depuis ce temps que le « corps » n’est pas respecter et la mise en oeuvre des régimes n’est que la prolongation de cette « non écoute ».

   Alors si une guerre est à mener elle n’est pas dirigée vers le poids, la nourriture, le corps, l’image du corps ou encore les émotions mais finalement une guerre envers soi-même dans la compréhension de ses désirs, ce qui est une des bases de la philosophie, d’une éthique de vie. Pour compléter ce travail, il sera nécessaire de comprendre le fonctionnement du corps car je vous l’apprends si des études sont nécessaires pour devenir diététicien ce travail ne peut-être réduit à une expérience personnelle.

    Pour vous aider, voici les professionnels qui peuvent vous aider dans un domaine spécifique sachant que tous sont nécessaires

  • comprendre le corps et son fonctionnement : le professionnel de santé en physiologie.
  • comprendre la nutrition : le diététicien ou le nutritionniste formé.
  • accepter l’image du corps : le psychiatre ou le psychologue.
  • la tempérance des désirs : la lecture des grands philosophes.
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