réflexion sur les problèmes de diététique

Anorexie, une recherche de la perte de poids par plaisir…

Les récentes recherches scientifiques nous emmène à concevoir le problème de l’anorexie mentale de manière nouvelle. Le Pr Gorwood nous propose d’explorer le concept du « plaisir à maigrir » plutôt que la « peur de grossir » dans la problématique de l’anorexie mentale.


Mes réflexions philosophiques – en éthique médicale et hospitalière – m’avaient déjà fait poser le débat sur le poids de manière différente.

Premièrement le fait de confondre le poids avec le corps lui-même est la principale erreur dans le domaine de la diététique. Cette confusion immédiate produit des logiques de pensées inadaptées comme celle de réduire les prises alimentaires pour perdre du poids, tout comme d’imaginer la perte de masse entre deux pesées quotidiennes. Les biais méthodologiques sont si nombreux qu’il est convient simplement de dire que cette logique immédiate, dans la relation poids/alimentation, est obligatoirement fausse.

Deuxièmement le poids va conditionner un mobile de notre acte alimentaire, c’est-à-dire une fin ou un objectif comme dirait les modernes. Cette fin en soi se décline de 3 manières différentes, recouverte par la même idée du poids :

  • ne pas vouloir prendre ou perdre du poids,
  • vouloir perdre du poids,
  • vouloir prendre du poids.

On peut donc observer le poids comme dénominateur commun aux différents types d’actions régissant nos prises alimentaires. C’est ici, que nous pourrions faire un rapprochement avec ce plaisir à la perte de poids. Les attitudes en lien avec le poids conduisent nos prises alimentaires à toujours les diminuer pour observer de la perte ou de la non prise de poids dans les deux premiers cas. Dans le dernier cas, la subtilité est plus difficile à mettre en avant et pour le moment je ne peux conclure seulement à ce faux lien maintenu entre le poids et l’alimentation.


En ouverture de réflexion : tant qu’un lien poids et l’alimentation est existant, le comportement alimentaire restera problématique.

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Coup de pouce

« Il y a des obésité mais pas un une obésité » N.S.

Aujourd’hui, et depuis des décennies, les approches de l’obésité ou du traitement du problème de poids, se sont bornées aux stratégies de réduction de calories.

En effet, la balance énergétique traduit l’équilibre entre les sorties (due à la dépense énergétique: métabolisme de base + thermorégulation, thermogenèse post prandiale et pratique sportive) et les entrées (les aliments). Si le déséquilibre énergétique est occasionné alors on perd de la masse sur le plan théorique.

La plupart des régimes sont proches des 1400kCal/j voire moins, ce qui a permis de perdre de la « masse » corporelle. Voire, plus vous étiez « obèse », plus on baissait les calories et si vous vouliez perdre plus rapidement, là aussi, la proposition de régimes à très bas apports énergétiques étaient proposés.

Lorsque le régime est maintenu, on obtient cette perte de masse qui se voit sur la balance et la silhouette. Alors les efforts sont justifiés.
On peut dire dans cette situation que « la FAIM justifie les moyens ». La place du sport va donc être importante, car elle va pouvoir accentuer le déséquilibre énergétique et générer la perte de masse.
Le contrôle de la faim ainsi que l’activité physique, vont permettre d’atteindre le « sacro-saint chiffre tant espéré ». Mais à quel prix au quotidien ?

On mesure que l’importance que l’on donne à ce chiffre sur la balance, nous immobilise psychologiquement, nous pétrifie et nous enferme dans cette représentation d’une alimentation étroitement lié à l’idée que l’on se fait de notre silhouette.
Alors le sportif se retrouve dans une indisponibilité psychologique pour se concentrer dans sa pratique sportive et les personnes souffrant de ce rapport aux poids entrent dans des souffrances permanentes, conduisant à anticiper tous les repas et manipuler les aliments par compensation dès le lendemain…

Pour se sortir de tout cela, citons Sénèque, dans son livre « Apprendre à vivre, choix de lettres à Lucilius » Ed. Arléa (lettre XIV, page 47):
« Je reconnais qu’il nous est naturel d’aimer notre corps. Je reconnais qu’il est sous notre protection. J’admets qu’on lui doive des égards, pas qu’on en soit l’esclave, car l’homme esclave de son corps, toujours à trembler pour lui, à tout ramener à lui, de quoi ne sera-t-il pas l’esclave? (…) L’amour excessif que nous lui portons nous agite de craintes, nous surcharge de soucis et nous expose aux offenses. »
En effet, l’harmonie créée par un apprentissage de l’écoute corporelle au niveau de la faim et de la pratique sportive, dans une démarche de prendre soin de soi, devient la voie/x qui nous guide pour accéder au bien être.

Alors la pratique sportive devient un plaisir et on peut se détacher du chiffre sur la balance pour investir son corps.

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