Dietetic: different times of care

Complementary to the introduction of the conference – conference Paris 24th june – IDF-TCA network
It is to point, even to celebrate, the reflection’s time that organizers toke this morning: “dietetic: different times of care”. Yes, for the first time in a conference in which I participate, I hear the word « care ». What a “revolution” and I kindly thank the organizers to point this out. 

We are simply at the beginning of the recognition of a discipline which today asks for radicalizing itself as well as patients that it radicalizes.

When we meet a dietician, the first idea of his work is to put ourselves on a suitable diet, which is not for me an idea of ​​dietetic care but a posture. 

There is care because the suffering is of course present for the patient. But what does he suffer exactly from? WEIGHT.

Snag, there’s a snag, could a weight be suffering? Of course not, the patient suffers of its idea and reality of weight. The diet becomes therefore the appropriate response to the weight problem.

“Diet to lose weight, diet to gain weight and diet not to take weight anymore”, all boils down to a link that becomes pathological and that is created by the diet itself « food – weight ».

While in care, it is the living suffering body we face, not the body resumed to the aesthetic exterior features, nor only to biological interior components and not just its feelings. No, the body is all of these “fragments + the living.” The living that imposes a rhythm to the body as to the care. The care fits in the heart of this rhythm and more than a fear of gaining weight this may be a fear of the “acceleration of time” that lives the patient and in an emergency for caregivers.

“Kaïros” in philosophy means the “right moment”, that moment where care is adapted to reality. “Before it’s not the time, after neither is it.” In this proposal, only time is variable, care is posture. We should leave that posture, the symbol of what’s fixed, to enter in time and let place to an ethic thought creating dietetic care flexible and adapted to all suffering encountered.

I propose therefore to move our exchanges rather to a reflection addressing « the different dietary treatments in time”

 

« Les différents temps du soin dietetique »

Complément d’introduction à la conférence – conference 24 juin Paris – réseau IDF-TCA. 
 » Il est à remarquer, même à célébrer, le temps de réflexion que les organisateurs nous proposent ce matin : « les différents temps du SOIN diététique ». Oui, pour la première fois dans un congrès auquel je participe, j’entends le mot « soin ». QUELLE REVOLUTION et chaleureusement je remercie les organisateurs de mettre cette évidence. Simplement nous sommes au début de la reconnaissance d’une discipline qui demande aujourd’hui à se déradicaliser elle-même tout autant que les patients qu’elle radicalise. 
 Quand nous rencontrons un diététicien, l’idée première de son travail est de nous mettre en oeuvre un régime adapté, ce qui n’est là pour moi une idée de soin diététique mais une posture. Il y a soin, car la souffrance est bien sûre présente chez le sujet consultant. Mais de quoi souffre-t-il au juste ? DU POIDS. 

HIC, car il y a un HIC, un poids pourrait-il souffrir ? Bien sûr que non, le sujet, lui, souffre de son idée et de la réalité de son poids. Le régime donc devient la réponse adaptée au poids qui pose problème. « Régime pour maigrir, régime pour re-grossir et le régime pour ne plus prendre », tout se résume en un lien qui devient pathologique crée parle régime « alimentation-poids ».

 Alors que dans le soin, c’est le corps-vivant en souffrance que nous rencontrons, pas ce corps qui se résume aux caractéristiques extérieures esthétiques, ni seulement à ses composantes intérieures biologiques et pas seulement à son ressenti. Non, le corps c’est l’ensemble de ces « fragments + le vivant ». Le vivant qui impose un rythme au corps comme au soin. C’est au coeur de ce rythme que s’inscrit le soin et plus qu’une peur de grossir c’est peut être une peur de « l’accélération d’un temps » qui se joue chez le sujet et une urgence chez les soignants.
 En philosophie nous évoquons le concept du « kaïros » qui signifie le moment opportun, ce moment où le soin est adapté à la réalité, « avant l’heure ce n’est pas l’heure, après l’heure ce n’est plus l’heure ». Dans cette proposition seul le temps est variable, le soin est posture. Nous avons donc à sortir d’une posture, symbole du figée, pour entrer dans une épaisseur du temps, laissant place à une réflexion éthique créant un soin diététique flexible adaptés aux diverses souffrances du corps rencontrés. 

 Je proposerai donc plutôt de déplacer nos échanges vers une réflexion abordant « les différents soins diététiques dans le temps ». »

La perte de poids ne se mesure pas toujours là où on le pense … mais elle est bien là !!!

Souvent en consultation, les personnes voulant perdre du poids sont déçues dès le petit-matin! Principalement après le rituel de la pesée qui doit réassurer sur le poids. Après  avoir vu qu’il n’avait pas baissé, globalement toutes les personnes vont faire dépendre leurs prises alimentaires en fonction de ce chiffre pour espérer une future perte…

C’est l’attitude classique qui pose le majeur problème dans le comportement alimentaire vis-à-vis du contrôle du poids (que l’on veuille perdre, prendre ou stabiliser, c’est la même problématique).

J’aimerai vous faire part que cette manière de vous peser ne vous permettez pas de comprendre comment le poids perdu peut se mesurer. L’enchaînement des mesures du poids sur la balance vous donne une simple indication d’un corps pesé à un instant t et non pas son évolution. Même en répétant cette tâche tous les jours, le résultat ne peut être que partiellement interprétable.

Alors prenons l’exemple d’une personne (en suivi nutritionnel) voulant perdre du poids, qui depuis son retour à une attitude alimentaire plus souple, soit une alimentation mixant les connaissances en nutrition et interprétant mieux les sensations physiques dans le corps (faim et rassasiement), voit malgré tout la balance ne plus bouger depuis peu.

Paniquée, cette personne de manière logique voudra tout faire pour perdre du poids et se  lancera dans une réduction de ses apports alimentaires. Oui, cela nous semble logique de manière immédiate de « réduire pour perdre » mais je vous rappelle que dans le corps humain tout fonctionne de manière illogique, y compris pour le poids!

Pourtant la balance indique bien une « perte de poids » ! Mais où est-elle?

Si nous regardons ses attitudes alimentaires avant la mise en place de consultation, les attitudes alimentaires habituelles conduisaient la prise de poids permanente ou épisodique. Alors que le changement d’attitudes alimentaires, suite au suivi adapté, montrent soit une perte de poids soit une stagnation depuis le départ. C’est ici que nous pouvons mesurer une « perte de poids », en vous posant la question « si je n’avais pas changé d’attitudes alimentaires, à quel poids serai-je ? ». Obligatoirement la réponse (unanime) est « bien plus haut »! La perte de poids est donc entre le poids plus haut « jamais atteint » et le poids actuel.

Certes la balance n’a pas bougé/stagné et c’est cela qui vous pose problème car ce n’est pas visible. Mais de cette mauvaise interprétation de la « perte de poids » vous pousse à remettre en place des attitudes de perte de poids qui vont contribuer à des conséquences négatives sur le plan alimentaire et à terme une reprise de poids par un lâcher prise.

Cet exemple est qu’une des nombreuses situations où la perte de poids est efficace mais non mesurable par la balance. Vous l’aurez compris, la balance ne permet pas d’interpréter une réalité.

Anorexia a pleasure to loose a weight…

« Recent scientific research takes us to conceive the problem of anorexia nervosa in a new way.
Prof. Gorwood proposes to explore the concept of « pleasure to lose weight» rather than « fear of fat” in the problem of anorexia nervosa.
My philosophical thoughts – in medical and hospital ethics – had already made me put the debate on weight differently.
Firstly the fact to confuse weight with the body itself is the main error in the field of dietetics. This immediate confusion products inappropriate logical thoughts such as reducing food intake to lose weight, like to imagine the loss of weight between two daily weighing. There are so many methodological biases that it is to be said that this immediate sense, the relationship weight/food, is necessarily false.
Secondly the weight will determine a mobile of our food act, that is to say an end or a goal as “modern” would say. The end in itself is available in 3 different ways, covered by the same idea of weight:
Wanting not to take or lose weight,
Want to lose weight ,
Want to gain weight.
We can observe the weight as common denominator of actions governing our food intake. It is here that we could make a comparison with the pleasure to weight loss. Attitudes related to weight always lead our food intake to observe a loss of weight or no weight gain in the first two cases. In the latter case, subtlety is more difficult to highlight and for the moment I can only conclude to that false link maintained between weight and diet.
In opening thought: if there is a link between weight and diet still existing, feeding behavior remains problematic. »
Translate by Nathalie Deco from ABensemble Belgium

Anorexie, une recherche de la perte de poids par plaisir…

Les récentes recherches scientifiques nous emmène à concevoir le problème de l’anorexie mentale de manière nouvelle. Le Pr Gorwood nous propose d’explorer le concept du « plaisir à maigrir » plutôt que la « peur de grossir » dans la problématique de l’anorexie mentale.


Mes réflexions philosophiques – en éthique médicale et hospitalière – m’avaient déjà fait poser le débat sur le poids de manière différente.

Premièrement le fait de confondre le poids avec le corps lui-même est la principale erreur dans le domaine de la diététique. Cette confusion immédiate produit des logiques de pensées inadaptées comme celle de réduire les prises alimentaires pour perdre du poids, tout comme d’imaginer la perte de masse entre deux pesées quotidiennes. Les biais méthodologiques sont si nombreux qu’il est convient simplement de dire que cette logique immédiate, dans la relation poids/alimentation, est obligatoirement fausse.

Deuxièmement le poids va conditionner un mobile de notre acte alimentaire, c’est-à-dire une fin ou un objectif comme dirait les modernes. Cette fin en soi se décline de 3 manières différentes, recouverte par la même idée du poids :

  • ne pas vouloir prendre ou perdre du poids,
  • vouloir perdre du poids,
  • vouloir prendre du poids.

On peut donc observer le poids comme dénominateur commun aux différents types d’actions régissant nos prises alimentaires. C’est ici, que nous pourrions faire un rapprochement avec ce plaisir à la perte de poids. Les attitudes en lien avec le poids conduisent nos prises alimentaires à toujours les diminuer pour observer de la perte ou de la non prise de poids dans les deux premiers cas. Dans le dernier cas, la subtilité est plus difficile à mettre en avant et pour le moment je ne peux conclure seulement à ce faux lien maintenu entre le poids et l’alimentation.


En ouverture de réflexion : tant qu’un lien poids et l’alimentation est existant, le comportement alimentaire restera problématique.

La nutrition est tout sauf intuitif 

Rien n’est intuitif dans la nutrition et la gestion du poids puisque l’idée simple, qui apparait même chez le jeunes enfants, qui est la plus partagée par la population, cette pensée de réduire ses apports alimentaires pour perdre du poids provoque seulement une faim démesurée en milieu d’après-midi, une nécessité de ne pas manger et dans le pire des cas : la naissance d’un trouble alimentaire.
 
On pourrait croire que réduire serait la solution, de manière intuitive alors qu’elle est la porte d’entrée dans le problème. Si cette solution était intuitive, évidente, simple et facile, les problèmes de poids et sa gestion se règleraient facilement. 
Or notre contextuel démontre bien que cette pensée est seulement contre-nature et à la base du maintien des problèmes alimentaires.
Pour s’en sortir consulter un professionnel avec éthique et pratique.

Les selfies qui nous « des formes »

   Depuis peu de temps, je me passionne pour la photographie, plutôt amoureux du #streetphotography et dans une gamme de ton #blackandwhite, j’apprécie de capturer un portrait au bon moment. (suivre mon tumblr : http://nicolassahuc.tumblr.com)

      Grâce aux objets multifonctions, nous pouvons désormais prendre de belles photos grâce à nos smartphone. Bien sûr la résolution est différente d’un appareil numérique et encore moins précis si on vient faire la comparaison scandaleuse aux aux argentiques de type moyen format (6×6). Nos smartphones ont l’avantage de se glisser dans nos poches et d’être utilisables rapidement, sans réglages et grâce aux filtres proposés par les applications, donner des effets forts intéressants à notre photo.

       Mais qu’en est-il de la pratique de l’autoportrait avec ces smartphones et des troubles alimentaires/obésité? Dans la problématique des troubles alimentaires comme dans la mauvaise estime de l’image de son corps et de son poids, le sujet aura souvent tendance à se prendre en photo sous tous les angles. Depuis la photo affichée sur l’écran s’en suivra une critique de l’image du corps en commençant toujours par les zones les plus négatives du corps puis cela vers les zones les moins problématiques. Dans un selfie de visage ou de plein pieds recontrer la problématique de la prise de vue. Clairement je discute des phénomènes d’optiques. Ces derniers vont augmenter le malaise concernant votre image sur l’écran du téléphone. Par l’utilisation d’un miroir, de près ou loin, vous allez déformer l’image de votre corps en le rendant plus « élargi ». Ceci favorisant une image négative de soi même si la réalité du corps est tout à fait différente. Un selfie de visage avec camera inversé et là c’est le visage complet qui est déformé. Une photo prise de dessous du visage et le double menton comme un nez trop grand est assuré… Je peux continuer longtemps pour vous expliquer que le smartphone ne va pas être votre ami pour vous rendre mieux dans l’image.

      Pour bien faire, il faudrait avoir la visée dans l’axe du corps pour éviter toutes distorsions de l’image. En prenant une photo depuis votre smartphone à la hauteur du visage de l’ensemble du corps vous allez avoir des problèmes de distorsions rendant le corps plus élargi…

En résumé se prendre en photo pour évaluer l’image de son corps est la pire des idées car elle vient renforcer la problématique alimentaire se traduisant par deux comportements excessifs : restriction alimentaire/activité physique ou « foutu pour foutu, je n’écoute pas mes sensations je mange ce que je veux ». 

Prenez le temps de vous faire photographier par un professionnel vous allez découvrir une nouvelle façon de vous trouver bien.