le mécanisme de la prise de poids par le modèle de la balance énergétique #critique

Je vous propose de reconsidérer le mécanisme de la balance énergétique par rapport à la prise ou perte de poids, sous l’angle suivant. 

On pourrait concevoir l’analyse suivante : si les entrées sont > aux sorties alors la perte de poids est aussi possible et quand les dépenses > aux sorties la prise de poids est possible. Pourquoi ?

Prenons l’exemple d’un repas copieux pris la veille au soir, en se pesant le lendemain matin, on pense mesurer la quantité de l’excès de la veille « je me pèse le lendemain, je vois 1kg de plus, alors je me dis j’ai pris 1kg ». Pour autant, la veille au soir, ni même dans la journée, nous n’avons pas mesuré la quantité (en kg) de nourriture que nous avons consommé! Si nous imaginons que nous avons mangé plus d’1kg de nourriture sur la journée de la veille alors le lendemain nous avons déjà perdu du poids! Pourtant l’observation sur la balance affiche du plus et ne marque pas le moins qui serait déjà perdu. 

L’avantage de considérer ce positionnement est de limiter l’action négative qui  découle de la pesée soit une mise en place de régime. 

Suivi par groupe de parole nouveauté à Nîmes à la rentrée septembre

En septembre mise en place d’un protocole de soin sur « l’alimentation » par groupe de parole pour ceux qui sont touchés par l’obésité et le surpoids.

4 groupes aborderont le plaisir et l’alimentation, la connaissance scientifique du corps, la vie sans la balance et la diététique.
Ces groupes vous permettront de vous rendre autonome face à la prise alimentaire et vous dégager du problème de poids

La présence au 4 groupes est nécessaire pour assurer la bonne démarche du groupe et du soin.

C’est un travail individuel et collectif, avec donc des réponses individuelles et collectives.

La fréquence des groupes sera de tous les 15 jrs au 61 rue des tilleuls.
Les dates du premier groupes sont le 10,24 septembre et le 8,22 octobre.
Le nombre par groupe est limité à 5 participants.

Pour s’inscrire merci de me contacter à sahuc.nicolas@gmail.com avec en objet de l’email « groupe de parole surpoids/obésité ».

« Manger équilibré » Pour comprendre les limites du concept

Article pour La Gazette de Nîmes (ici)

« Manger équilibré : « quel est le repas équilibré des deux menus suivant? »

  • 1 menu Fast food avec une salade composée, une barquette de frites, un sandwich et un salade de fruits
  • Salade de quinoa, saumon grillé et ratatouille, pomme et pélardon fondu herbes de provence et miel

La conception de l’équilibre alimentaire en France se construit avec la présence de tous les groupes d’aliments, donc la réponse à notre question est : les deux sont équilibrés. Par contre, dans les autres pays de l’Europe les conceptions sont différentes : en Espagne on pense l’équilibre en terme de journée et en Angleterre, c’est à l’assiette. Avec leurs points de vue les deux menus ne sont assurément pas équilibrés.

Par cet exemple, nous comprenons les limites de ce concept : du point de la nutrition humaine, c’est seulement après de nombreux calculs énergétiques, d’une répartition de cette énergie pour les besoins du corps sur la journée que l’équilibre alimentaire sera pensée. Le corps a d’abord des besoins en énergie, de calories, pour pouvoir assurer son fonctionnement. L’équilibre alimentaire ne comprend pas cette dimension de manière intrinsèque. Nous pouvons donc manger équilibré tout autant que déséquilibré à 1200kCal/j comme à 3500kCal/j.

Du point de vue du corps et des sensations physiques, que penser d’un repas équilibré consommé sans avoir faim versus à un repas non équilibré pris avec faim ? Une seule chose est établie, consommer un repas équilibré sans faim est une aberration.

En réalité, la diététique est un équilibre de tous ces paramètres que sont la nutrition, l’équilibre alimentaire et une attention aux sensations du corps. Couvrir les besoins énergétiques sans équilibre alimentaire ne vaut pas mieux qu’un équilibre alimentaire sans la couverture des besoins.

L’un ne va pas sans l’autre, et les deux ne vont pas sans une écoute de soi-même et de son rassasiement (l’apaisement complet de sa faim). »

Nicolas Sahuc pour la Gazette de Nîmes

le « manger équilibré » : un danger contemporain

Le « Manger équilibré » par « bouche à oreille »

La tendance au « manger équilibré » pour sa santé ou encore pour perdre du poids a envahit toutes les sphères « bien pensantes de la diététique ». Derrière cette « propagande de santé », de nombreux problèmes se jouent comme l’escroquerie et la perte de confiance en la techno-science.

Sur le plan technique, pour aborder la notion « d’équilibre alimentaire », voici les étapes à réaliser au préalable: le calcul de la dépense d’énergie depuis les paramètres du poids, âge et taille, la répartition en gramme de nutriments et la répartition de l’énergie sur la journée. A ce moment on commence à s’occuper de « l’équilibre alimentaire ». Sans la couverture des besoins du corps, ce concept n’est le garant d’aucune santé de manière intrinsèque. A noter que notre conception de l’équilibre est un point de vue français et ailleurs elle est construite de manière différente. En Espagne l’équilibre alimentaire s’organise à la journée, en Angleterre c’est à l’assiette.

Mais dans les faits, nos contemporains rejettent l’argumentaire scientifique par méfiance et se basent sur leurs idées/expériences pour créer un « équilibre alimentaire ». Cette attitude est symbolique de l’anxiété produite par les scandales sanitaires qui laisse la porte aux charlatans au discours « pseudo-rassurants ».

« L’équilibre alimentaire » est souvent l’argumentaire des personnes en difficulté avec leur rapport au poids/image corporelle et surtout des escrocs en diététique. L’urgence est à l’éthique chez les scientifiques comme la population pour éviter tout acte irresponsable provoquant les risques de dérives de santé physique et mentale.

Si la science sans conscience conduit à la ruine de l’âme, l’expérience seule sans la critique scientifique conduit à la ruine du corps.

En résumé, « manger équilibré » sans technique est équivalent au coup droit d’un joueur de tennis novice, soit une faute assurée.

Critic of the anorexia amendment

Politicians involved in the health act have proposed (1) amendments to stop employment of models with a body mass index of less than 18, the aim being to make thinness less attractive.

In France and as far as Canada, where a charter for a “healthy and diverse body image” has been co-developed by Léa Clermont-Dion ( blogger and writer committed to prevention of anorexia),such coercive methods are criticised as ineffective.

So who should be punished and how? When we agree an offence has been committed, blame must be apportioned to ensure victims obtain justice. But there are many instances in history of condemnation by the ignorant mob. Injustice will put the genuinely guilty in the same camp as the genuinely innocent. Claiming to be an authority on legal blame does not make anyone an expert on the matter.

Anorexia has always existed and the internet has not increased the number of cases in the French population (stable at 1%). It is not a copycat disorder. Many other factors help to trigger it. There is not just one but several sorts of anorexia which are more than an issue of the weight of models. Dietary problems are not bounded by BMI. Bulimics often have a “normal” BMI. Femininity is having a hard time today, targeted by the media and a culture which condemns obesity. These two factors implicitly support the idea of thinness as a positive value. The lack of specialist care structures and trained professionals are some of the ongoing problems. A petition has been running on change.org since 6 February to demand an emergency plan for anorexia. So far, no members of parliament have signed it. What we propose is setting up discussion times with teenagers to help them resist social pressure by taking a critical view of the images they get from the media and helping them to develop a positive relationship with their bodies.

(1) The amendment introduced by the socialist recorder Olivier Véran was passed in parliament on Friday 3 April, supported by the Health Ministry.

 

Translate by C. Quiot (many thanks)