affiche 2 à jour

Congrès 2016 le 5 février à Nîmes journée professionnelle à 9h00, soirée public 18h00

A ce jour il reste moins de 30 places !!!!

Pour s’inscrire téléchargez le  Programme définitif

Le congrès s’inscrit dans le cadre d’une semaine internationale pour parler des troubles alimentaires avec les associations @IEDAction@ANEB_Quebec@WorldEDday et @AFDASTCA

Voici le pré-programme de la journée professionnelle (inscription à actnimes@gmail.com) 150 places seulement disponibles.

La journée professionnelle 

9h Accueil en haut du carré au Ciel de Nîmes (restaurant au dernier étage)
9h45-12h
La matinée sera consacrée sur les réseaux sociaux et leurs utilisations par les personnes souffrants de TCA. Mme P. Tubaro @ptubaro de l’équipe Anamia @anamia nous présentera leurs résultats.
Nous discuterons de l’obésité sous 2 angles différents. La première conférence concerne les nouveautés dans l’interaction entre microbiote & l’obésité, présentée par le Pr P. Dechelotte puis Mme V. Nahoum-Grappe nous donnera son point de vue comme anthropologue sur la corps obèse dans la société. 

À partir de 14h, reprise des travaux :
#changement du 21-01-2016  Le Pr Gorwood Président de l’association http://www.anorexieboulimie-afdas.fr nous parlera de l’importance des neurosciences dans les troubles alimentaires. 

Le Dr Nathalie Godart @Nathalie_Godart nous présentera ses derniers travaux concernant les troubles alimentaires.

Le deuxième temps sera réservé à la prévention, Mme Mélanie Guénette @m_guenette l’association ANEB Québec viendra nous présenter l’approche de la prévention dans les TCA au Québec.

Le dernier moment sera un temps pratique (attention au Lycée Daudet). Plusieurs professionnels vont vous présenter une approche ou technique de soins pour l’obésité ou les troubles alimentaires. La thérapie ACT, l’entretien motivationnel, les traitements dans les troubles alimentaires et la remediation cognitive. Les intervenants sont Dr A. Chablis & M. Florian Saffer Dtp pour l’A.C.T., le Dr D. Costa présentera l’E.M., le Pr S. Guillaume pour les traitements et le Dr Millaud Fanélie et Melle Lucille Matos pour la RCT.

Congrès 2016 Nîmes le 5 février à partir de 18h00
Pour le public et les associations

  • 3 conférences autour de l’anthropologie du corps par Mme Nahoum-Grappe, 
  • la prévention chez nos amis canadiens avec Mme Mélanie Guénette de ANEB Québec et 
  • l’interaction microbiote/nutrition par le Pr Dechelotte.

Conférences au Lycée Daudet de Nîmes à partir de 18h. Entrée gratuite. 

Exposition de l’artiste Alice De Miramon @MIRMIR500 auteure de l’affiche.

Les intervenants du congrès

  • Présentation de Mme Paola Tubaro @ptubaro intervenante au congrès qui nous parlera des troubles alimentaires et de la problématique des réseaux sociaux. Elle collabore au groupe Ana-mia avec Antonio Casilli. Trouver sa fiche sur le lien suivant https://paolatubaro.wordpress.com/about/
    #journéeprofessionnelle #congrès2016 #nimes #anorexieboulimie
  • Aujourd’hui nous présentons Mme Véronique Nahoum-Grappe qui interviendra lors de la journée professionnelle mais aussi le soir lors du débat public. Elle nous propose : « La Grâce ou la Graisse: comment les normes sociales pèsent sur l’image de soi? Le point de vue de l’anthropologie. »
  • Présentation du Dr Nathalie Godart @Nathalie_Godart qui viendra nous parler des dernières recherches et résultats concernant la compréhension des troubles alimentaires. Pour en savoir plus sur elle : http://www.franceinter.fr/personne-nathalie-godart
    Elle est personnalité importante de l’association AFDAS-TCA http://www.anorexieboulimie-afdas.fr et oeuvre depuis de nombreuses années à l’amélioration de la qualité des soins. J’étais à ses côtés pour les recommandations HAS concernant l’anorexie mentale http://www.has-sante.fr/…/…/anorexie-mentale-prise-en-charge
  • Même si nous avons des avis différents par la différence de nos obédiences, nos avis sont toujours complémentaires et permettent de mieux comprendre et aider les personnes en difficultés avec le poids ou l’image du corps ou l’alimentation.
    Content qu’il puisse à nouveau être présent pour ce 5ème congrés, aujourd’hui nous présentons Florian Saffer Dtp​ @Psycho_diet Il présentera un atelier avec le Dr Anne Chablis sur la thérapie ACT et les troubles alimentaires.
    http://www.floriansaffer.com
  • Présentation du jour : Melle Mélanie Guénette-robert, responsable du volet éducation et prévention chez ANEB QuébecMélanie Guénette-robert est dîplômée en sexologie (Maîtrise recherche-intervention). Elle est responsable du volet éducation et prévention chez Anorexie et Boulimie Québec (ANEB) depuis 2010. Elle se spéciale dans la sensibilisation et l’éducation liée aux troubles alimentaires ainsi que l’éducation sexologique. Elle coordonne notamment les activités liées à la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires au Québec.

    Descriptif Anorexie et boulimie Québec (ANEB) :

    Anorexie et boulimie Québec est un organisme à but non lucratif desservant la région du Québec, depuis près de 30 ans. Sa mission est de garantir une aide immédiate, spécialisée et gratuite aux personnes atteintes d’un trouble du comportement alimentaire et à leurs proches.
    ANEB offre du soutien à ces personnes, par le biais de sa ligne d’écoute, ses groupes de soutien ou encore grâce à de l’aide en ligne. L’organisme est également très actif en ce qui concerne la prévention ainsi que la sensibilisation du public à la maladie et ses enjeux.

     

  • Pour en savoir plus sur le Pr Gorwood Philip https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/existe_t_il_une_genetique_des_comportements_philip_gorwood.3835 et http://www.anorexieboulimie-afdas.fr/la-recherche/veille-scientifique-tca/282-le-manque-de-motivation-au-changement-dans-l-anorexie-mentale-doit-d-abord-etre-considere-un-symptome-traitable

Est-ce grave de manger quand on n’a pas faim ?

Ce matin, lors de l’intervention auprès des élèves de première et deuxième année diététique du lycée Jean Jaurés à St Clément de Rivière, une réflexion pertinente venue de Laetitia prof de biochimie : « je comprends qu’il nous est nécessaire de manger quand nous avons faim. Mais quand nous ne pouvons pas et que nous mangeons quand même, y-a-t-il un danger ? ».

Rappelons le pouvoir du nourrisson comparé à celui de l’adulte.  Le nourrisson peut refuser la prise alimentaire en s’opposant, refusant le biberon sans même utiliser  la « parole ». Nous, adultes, après une longue éducation alimentaire familiale et sociale, il nous est difficile de refuser de manger alors même que nous n’éprouvons pas la faim.

Les nouvelles approches nutritionnelles et diététiques nous proposent de mieux respecter cette sensation de « non faim » (ce qui pose la question de savoir ce qui est à respecter le corps ou la sensation…) et nous invitent d’éviter de manger dans ce type de situation, supprimant ainsi la culpabilité de « pas bien faire ».

Mais y-a-t-il un risque en terme de santé de manger quand nous n’avons pas faim?

Plutôt de savoir si nous pouvons attendre une incidence négative sur la santé, je dirais plutôt que de manger sans faim ne nous permet pas de nous ajuster aux sensations du corps.

En effet, manger quand nous ressentons la faim nous permet de mieux apprécier le moment de rassasiement. Il provient directement d’une sensation dans le corps. Manger sans faim ne permet plus cet ajustement. Nous mangeons par habitude, ce qu’il y a dans notre assiette, ce qui nous fait plaisir mais finalement sans connexion avec le corps et donc toujours au-delà d’un rassasiement ressenti dans le corps.

Manger sans la sensation de faim nous fera toujours consommer une quantité de nourriture qui ne pourra être ajustée aux sensations du corps. Il sera important de porter une attention particulière dans la distinction de manger avec les sensations de faim et en fonction des besoins, qui sont deux notions souvent confondues mais qui peut-être ne se recoupent pas.  Voilà, à mon sens, ce qui pose réellement problème.

Modèle de repas Méditerranéen ou Nord-Américain ?

Dans notre travail, qui concerne le corps et non le poids, nous apprenons aux patients à mieux se centrer sur la reconnaissance de la faim et du rassasiement. Comme l’approche classique (s’occupant du poids seulement et non du corps) nous demandait de respecter plutôt les consignes plutôt que le corps, nombreux d’entre vous sont déboussolés par les nouvelles approches d’écoute du corps.

l’écoute du corps vous amène à faire toujours la même critique : « mais si j’ai pas faim en même temps que la famille, je ne vais pas manger avec eux et ça! C’est inacceptable ». Vous faîtes tous, sans exception, cette même critique en opposant deux modèles de fonctionnement de repas : le modèle nord-américain et le modèle méditerranéen.

Le premier respecte le désir de manger « quand on en a envie » au détriment de l’importance de partager un moment familial. Par contre, le modèle méditerranéen centre le repas sur le partage.

Le modèle nord-américain ne nous garantit en aucun cas une prise alimentaire en accord avec les sensations de faim. Elle est réalisée en accord avec l’envie ou la faim. Cette critique s’ajoute à l’absence de partage des repas.

Le modèle méditerranéen possède de la même dynamique, il ne questionne pas non plus sur les sensations de faim de chacun et donne toute la place au partage. Ici, le non respect des besoins de chaque personnes est la critique principale de ce modèle.

En définitive, les deux modèles de repas sont souvent comparés mais l’un comme l’autre ne sont inapropriés.

Seulement un mixe des deux permettant semble intéressant. Il permettrait  de respecter les besoins, les ressentis de faim et de rassasiement, tout en conservant la valeur essentielle de ce moment de partage familial.

Prochaine conférence à Strasbourg Ethique, droit et diététique

Le 19 novembre à Strasbourg

lien de la conférence https://ethique-alsace.unistra.fr/index.php?id=14047

Informations et inscription https://ethique-alsace.unistra.fr/index.php?id=14047

Programme :

 

Association Française des Diététiciens Nutritionnistes

Région ALSACE

 

         Lieu : Salle des Fêtes, Hôpital Civil, 1 Place de l’Hôpital 67000 STRASBOURG

 

JOURNEE DU 19 NOVEMBRE 2015

Ethique, Droit et Diététique

 

 

8h45 Ouverture de la journée et accueil des participants
9h Actualités AFDNDelphine FRANCK, DIETACOACH, Diététicienne Nutritionniste LibéraleDéléguée Régionale AFDN, Région Alsace
9h15 Ethique, morale et droit : quelques définitions et concepts…Pr Michel HASSELMANNDirecteur de l’Espace de Réflexion Ethique Région Alsace (ERERAL)
10h Nutrition artificielle en fin de vie : une technique comme les autres pour les soignants ?

Ghislain GRODARD, diététicien nutritionniste

CHU Besançon, Master 2 Philosophie « éthique médicale et hospitalière appliquée »

Délégué Régional AFDN, Région Franche Comté

10h45 Pause
11H15 Quelle place pour la morale dans les messages nutritionnels ?Nicolas SAHUC, diététicien nutritionniste

CHU Montpellier, Master 2 Philosophie mention éthique médicale et hospitalière

12h15 Pause Déjeuner
14h Nutrition et alimentation en phase palliative (représentations, limitations, arrêts). Viser la « mesure » bonne.

Dr Laurent CALVEL, Responsable de service

Services de soins de support, de soins palliatifs et d’accompagnement.

Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

14h45 Ethique et Déontologie dans notre pratique professionnelleMarie Monjo, Cadre de santé Diététicienne NutritionnisteToulouse
15h25 L’alimentation éthique : des pratiques et des représentations plurielles

Virginie Wolff, Sociologue

Université de Strasbourg

16h15 Discussion
16h30 Fin de la journée

 

Gazette

Orthorexie, manger « clean » ou pathologie ?

Gazette

Comprendre l’orthorexie, définit littéralement par le « manger correct » 

Il semblerait que l’obsession pour le manger « correct », décrit vers la fin des années 90, soit un phénomène récent ? Dans l’histoire de toutes les religions, on retrouve des rapports entre alimentation et corps, principalement sous l’angle de la purification (ex : manger du poisson le vendredi ou encore ne pas consommer de porc…). Par ailleurs dans la pratique de l’ascèse, l’homme se dégage de l’encombrement du corps par une alimentation particulière de type restrictive pour s’élever de manière spirituelle. Des rapprochements peuvent être faits avec le comportement orthorexique, à la différence que la place du corps est centrale dans cette situation.

Mais observons le contexte actuel sous l’angle de la symbolique du corps et de la commercialisation.

La symbolique du « corps » chez nos contemporains subit une oscillation entre un concept  de « corps machine » traité comme tel par la médecine et un concept de corps que « psychologique et/ou sensualiste ». De ce fait, nos contemporains n’habitent plus le « corps », c’est-à-dire dans son « vivant, faillible et imprévisible » puisque le « corps » est contrôlé par toutes ces techniques.

Ajoutons à cela un contexte d’industrialisation et de commercialisation de masse d’élevage et de l’alimentation, des images du corps par la publicité, de l’accroissement des maladies et de la possibilité de mieux réparer les corps et nous arrivons dans une abysse qui peut pousser certains de nos contemporains à être obsédés par le manger « sain ».

Alors peut-on donc considérer l’orthorexie comme une pathologie ? Oui, si le choix alimentaire est en lien avec le rapport à l’image du corps ou au poids sur la balance et qu’un envahissement dans la pensée empêche l’individu de fonctionner « normalement ».

Mais il nous faudra être chirurgical pour distinguer le choix orthorexique du choix politique/éthique pour éviter de conclure rapidement que tous les mangeurs obsédés par le « sain » sont pathologiques et donc à aider.

Article La Gazette de Nîmes

L’homme moderne impose une alimentation à haute rentabilité

L’homme moderne de nos jours ne travaille plus réellement à la terre. Il est donc peu surprenant d’observer une évolution des attentes concernant l’alimentation des hommes contemporains occidentaux.

Le corps du XIXème siècle est un « corps outil » pour la terre et la production qui sera nourrie d’une « bonne nourriture », énergétique et de vin. Cette nourriture permettra d’assurer une rentabilité du « corps outil » dans la production agricole. C’est une « puissance mécanique » qui est entretenue par cette alimentation riche. L’alimentation symbolise l’apport de la puissance par l’énergie, une rentabilité entre le « corps outil » et l’alimentation.

Mais aujourd’hui l’homme s’épuise plus derrière un bureau ou d’autres tâches assistées par la technique industrielle. L’épuisement est bien plus sur le plan du moral que sur le physique. Ce glissement entraîne une modification des attentes concernant notre alimentation . L’alimentation contemporaine doit être :

  • plaisir (pour apporter des endorphines pour le bien du moral),
  • technique & santé (pour garantir la bon vieillissement du corps),
  • et le tout avec un bon rendement (pour ne plus éprouver la faim entre les repas)…

La faim n’a plus sa justification chez l’homme moderne. Avoir faim après avoir travaillé était justifié mais aujourd’hui sans cette dépense d’énergie par le « corps outil », ressentir la faim devient presque « non mérité ». Les aliments et notre alimentation doivent donc assurer au corps une absence de faim excessive. Ils assurent une sorte de nouvelle rentabilité non sur le plan de la puissance à fournir au corps mais sur le plan de la satiété.

Cette courte analyse critique la vision encore mécanistique de la nutrition et du rapport au corps qui sera à dépasser lors de ce XXIème siècle…