Critic of the anorexia amendment

Politicians involved in the health act have proposed (1) amendments to stop employment of models with a body mass index of less than 18, the aim being to make thinness less attractive.

In France and as far as Canada, where a charter for a “healthy and diverse body image” has been co-developed by Léa Clermont-Dion ( blogger and writer committed to prevention of anorexia),such coercive methods are criticised as ineffective.

So who should be punished and how? When we agree an offence has been committed, blame must be apportioned to ensure victims obtain justice. But there are many instances in history of condemnation by the ignorant mob. Injustice will put the genuinely guilty in the same camp as the genuinely innocent. Claiming to be an authority on legal blame does not make anyone an expert on the matter.

Anorexia has always existed and the internet has not increased the number of cases in the French population (stable at 1%). It is not a copycat disorder. Many other factors help to trigger it. There is not just one but several sorts of anorexia which are more than an issue of the weight of models. Dietary problems are not bounded by BMI. Bulimics often have a “normal” BMI. Femininity is having a hard time today, targeted by the media and a culture which condemns obesity. These two factors implicitly support the idea of thinness as a positive value. The lack of specialist care structures and trained professionals are some of the ongoing problems. A petition has been running on change.org since 6 February to demand an emergency plan for anorexia. So far, no members of parliament have signed it. What we propose is setting up discussion times with teenagers to help them resist social pressure by taking a critical view of the images they get from the media and helping them to develop a positive relationship with their bodies.

(1) The amendment introduced by the socialist recorder Olivier Véran was passed in parliament on Friday 3 April, supported by the Health Ministry.

 

Translate by C. Quiot (many thanks)

Culpabilité, après avoir trop mangé

Aujourd’hui, appuyé par une démarche psychologique des soins dans le comportement alimentaire, le concept de culpabilité est utilisé comme levier thérapeutique. Mettons à l’examen ce concept pour en définir quelques limites de cette idée.

Lorsque « Je mange un gâteau, je me sens coupable », « je mange et que je n’ai pas faim, je me sens coupable » « je mange entre les repas, je me sens coupable »… et la liste est longue tant nous pouvons être coupable pour toutes ces actions qui ne correspondent pas à la norme nutritionnelle éducative. Dans ce contexte, il me semble que l’on peut désigner 3 victimes : moi-même, la société et mon poids (ou image corporelle) avec au minimum un coupable « moi-même » (en fait au nombre > 4).

Je vais m’intéresser de manière très brève sur les états d’âme du coupable principal qui est « moi-même » :

Si le coupable ressent de la culpabilité, il nous faut déjà noté que c’est un point positif. Positif, car il nous est nécessaire de comprendre quel est le coupable sans culpabilité ? (liste non exhaustive) 

  •  Le pervers, qui lui prendra du plaisir dans les sévices qu’il inflige. 
  • Celui qui se croit au-dessus des lois et donc qui se moque de la société et de ses conséquences. 
  • Un tyran, un dictateur peuvent être aussi des coupables qui ne ressentent pas la culpabilité. 

Alors, quand la faute au sens d’une norme nutritionnelle est réalisée, la victime, qui est aussi nous-même, ressent une agression et le coupable qui est nous-même ressent le sentiment d’avoir fait mal, culpabilité. Cette culpabilité renvoie directement au remord que vit le coupable dans la faute.

Et en effet, dans certains cas le « re-mord » conduit à la deuxième prise alimentaire, dans une idée de la complaisance à la noirceur de type « foutu pour foutu ».

Le remord nous emmène à la prise de conscience de notre mauvais acte, où nous essayons d’imaginer les scénarii qui auraient pu nous conduire à agir de manière différente. Remarquons de suite l’utilisation du temps « conditionnel » pour l’imaginaire des scénarii, marquant ainsi le  premier temps du remord: la première morsure.

Puis la deuxième morsure qui sonne le retour dans le réel, la faute va passer l’étape du tribunal intérieur pour jugement. Il est à noter que le professionnel médical tient une place d’accusateur dans ce tribunal.

Dès lors, nous allons remplir le banc de victimes en plus de soi-même : le poids, l’image corporelle…et l’indemnisation des victimes se fera par l’application, par exemple, d’une nouvelle volonté, de nouvelles règles alimentaires pour perdre du poids, …

Pour être court

La question centrale n’est non pas la culpabilité mais le remord qui nous amène à réfléchir sur l’avenir. Je dirais que les plus mauvaises décisions seraient d’adopter de nouvelles postures face à la problématique de l’alimentation à la place d’une réflexion éthique dans nos actes alimentaires.

La carotte c’est sucré! 

Une des aberrations que l’on entend souvent  :

Il ya du sucre dans la carotte, il faut l’éviter pour le regime et encore plus si tu es diabétique 

Mais regardons de plus près cette aberration.

1) Les légumes sont dans la moyenne:

La carotte contient en moyenne 7gr de glucides au 100gr (soit une portion de cantine scolaire). Ce qui est dans la moyenne des légumes puisque on compte entre 5-10gr/100gr pour les légumes.

2) Les apports en glucides de la carotte sont insignifiants aux regards des besoins en glucide d’une personne:

Au poids le plus bas et que vous l’acceptiez ou pas, le corps a des besoins de 2000kCal/j.

Pendant le cursus Medical on apprend que 50% de ces apports doivent être réalisés par les glucides (complexe + simple), soit 1000kCal/j. 

Sachant que 1gr de glucide libère 4kCal, le besoin total en glucide est de 250gr/j et pour être précis 80gr par les simples et le reste par les complexes. 

Les légumes comme les fruits contiennent ces glucides simples et vont permettre de couvrir ces 80gr/j. 

Imaginons que vous soyez carottophile le nombre de portion de carottes à consommer par jour est   de 11 portions, soit 1,1kg/j. 

Calcul : 80/7= x portions de 100gr

A cette quantité là, les carottes vous rendront tellement aimable que vous allez rester calme face au prochain qui vous dira que « les carottes! C’est sucré! »