hypothèse : l’échec de l’obésité réside dans la conception d’un temps cyclique

Un nouveau pavé dans la marre !

Dans cette marre où l’on conçoit l’obésité comme une maladie, une épidémie. Certes ces propositions ont tout à fait leurs places dans la problématique mais n’expliquent pas l’entièreté des situations cliniques que nous rencontrons en consultation. Voici une proposition, une réflexion, concernant la problématique de l’obésité mais surtout dans la pratique de mode alimentaire se finalisant par une souffrance psychologique.

La pesée régulière propose une conception du temps bien particulière. D’ailleurs tout le discours nutritionnel tourne, de manière implicite, autour d’une idée spécifique du temps et donc du corps. Une sorte d’éternel recommencement du corps, pour chaque jour du calendrier de notre vie. En effet, après une nuit de sommeil, au réveil, le ventre vide (ou après la pesée) va marquer le début d’une nouvelle journée concernant les besoins alimentaires de notre corps. La journée de la veille étant finie, le corps aurait fait son bilan comptable entre les « entrées et les sorties » et donc au matin il resterait que le résidu positif ou négatif selon ce bilan calorique pour la nouvelle journée. C’est dans l’idée du recommencement que réside la problématique alimentaire/poids d’une partie des obésités ou des TCA.

Après la pesée du matin, nous engageons un nouveau cycle du corps qui se soldera à la fin de la journée, comme la veille par le bilan comptable. Tout recommence comme la veille avec l’espoir (justifié dans certaines situations) d’obtenir un bilan déficitaire pour obtenir de la perte de poids.

Mais nous sommes dans un paradoxe dans la conception du fonctionnement du corps, en lien direct, avec la conception du temps qui passe. Dans cette idée de la balance calorique se loge l’idée que le corps fait un cycle sur lui-même, symbolisé par la remise à « 0 » des compteurs. La pratique nutritionnelle fait la même erreur en proposant de consommer un certain nombre de calories avec une unité temporelle : « jour ». Chaque jour se succédant propose donc un nouvel apport calorique à recommencer. Le temps est cyclique, chaque jour est identique à un autre et le corps subit lui aussi cette idée éternelle du temps.

Là le paradoxe puisque cette proposition, par le bilan calorique rappelant le pécule de la veille (positif ou négatif), invalide l’idée même du cycle ou d’un retour à un état parfait ou initial (au poids désiré, stabilisé). L’idée même du vieillissement vient à disparaitre nié alors que les recommandations nutritionnelles et les diverses branches de la médecine propose une spécialité à chaque âge de vie.

Force est de constater que nous sommes donc obligés de concevoir le temps par une flèche qui est une droite qui ne revient pas sûr elle-même. La droite du temps domine désormais sur le temps qui serait un cercle.

Nous sommes donc dans un temps continue qui est orienté par une flèche et donc notre corps ne peut jamais retrouver un état antérieur. De ce fait, le calcul comptable d’une journée n’a pas de sens au regard de la flèche du temps mais contribue quotidiennement au maintien des problématiques alimentaires.

 

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