réflexion sur les problèmes de diététique

Une balance, un pèse personne ne montre pas l’inertie du poids !

Nous le rappellerons jamais  assez aujourd’hui, la balance est l’outil le moins utile pour la compréhension du poids du corps.

Pourquoi ?

Simplement car la pesée est une « photo instantanée » de la situation mais ne montre pas l’inertie du poids sur la journée. Lorsque l’on se pèse à J1 et qu’à J2 la pesée affiche un excèdent, notre raisonnement immédiat nous fait croire à une prise de poids. Mais en y regardant de plus près, ce raisonnement peut-être totalement faux et non représentatif de la situation réelle.

Si à J1 vous consommez 1,5kg de nourriture (environ 1800/2000kCal), vous êtes donc à poids de J1 +1,5kg. Imaginons 52kg+1,5kg soit 53,5kg en fin de journée de J1. Si à J2, vous pesez 52kg cela signifie que votre corps n’est pas stable mais certainement dans une dynamique de descente : vous êtes en train de perdre du poids. De même si vous êtes compris entre 53,49 et 52kg, car le chiffre est inférieur au total de la veille. Même si vous pesez plus qu’à J1, votre poids est en train de descendre. De Là toute l’ambiguïté d’une lecture unique du poids, la pesée ne permet de donner la tendance du corps.

Alors on pourrait facilement croire qu’il vaudrait mieux se peser la veille au soir pour comprendre la tendance mais en fait cela ne donnerait pas plus d’informations, ou du moins avec peu de précisions. Car personne d’entre nous ne peut quantifier les prises alimentaires ni même tous les liquides que l’on boit avec l’ensemble des pertes dans le corps sur une journée.

 

  1. décomplexez-vous avec la balance car elle n’est pas un indicateur fiable
  2. le chiffre annoncé ne nous donne pas la tendance de la balance et à ce jour aucun appareil n’existe
  3. la balance ne reflète pas l’état biologique du corps
  4. la seule chose que l’on peut dire, c’est à qu’à l’heure de la pesée nous faisons ce poids là, à ce moment de notre vie

Bref #balanceTAbalance

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La perte de poids ne se mesure pas toujours là où on le pense … mais elle est bien là !!!

Souvent en consultation, les personnes voulant perdre du poids sont déçues dès le petit-matin! Principalement après le rituel de la pesée qui doit réassurer sur le poids. Après  avoir vu qu’il n’avait pas baissé, globalement toutes les personnes vont faire dépendre leurs prises alimentaires en fonction de ce chiffre pour espérer une future perte…

C’est l’attitude classique qui pose le majeur problème dans le comportement alimentaire vis-à-vis du contrôle du poids (que l’on veuille perdre, prendre ou stabiliser, c’est la même problématique).

J’aimerai vous faire part que cette manière de vous peser ne vous permettez pas de comprendre comment le poids perdu peut se mesurer. L’enchaînement des mesures du poids sur la balance vous donne une simple indication d’un corps pesé à un instant t et non pas son évolution. Même en répétant cette tâche tous les jours, le résultat ne peut être que partiellement interprétable.

Alors prenons l’exemple d’une personne (en suivi nutritionnel) voulant perdre du poids, qui depuis son retour à une attitude alimentaire plus souple, soit une alimentation mixant les connaissances en nutrition et interprétant mieux les sensations physiques dans le corps (faim et rassasiement), voit malgré tout la balance ne plus bouger depuis peu.

Paniquée, cette personne de manière logique voudra tout faire pour perdre du poids et se  lancera dans une réduction de ses apports alimentaires. Oui, cela nous semble logique de manière immédiate de « réduire pour perdre » mais je vous rappelle que dans le corps humain tout fonctionne de manière illogique, y compris pour le poids!

Pourtant la balance indique bien une « perte de poids » ! Mais où est-elle?

Si nous regardons ses attitudes alimentaires avant la mise en place de consultation, les attitudes alimentaires habituelles conduisaient la prise de poids permanente ou épisodique. Alors que le changement d’attitudes alimentaires, suite au suivi adapté, montrent soit une perte de poids soit une stagnation depuis le départ. C’est ici que nous pouvons mesurer une « perte de poids », en vous posant la question « si je n’avais pas changé d’attitudes alimentaires, à quel poids serai-je ? ». Obligatoirement la réponse (unanime) est « bien plus haut »! La perte de poids est donc entre le poids plus haut « jamais atteint » et le poids actuel.

Certes la balance n’a pas bougé/stagné et c’est cela qui vous pose problème car ce n’est pas visible. Mais de cette mauvaise interprétation de la « perte de poids » vous pousse à remettre en place des attitudes de perte de poids qui vont contribuer à des conséquences négatives sur le plan alimentaire et à terme une reprise de poids par un lâcher prise.

Cet exemple est qu’une des nombreuses situations où la perte de poids est efficace mais non mesurable par la balance. Vous l’aurez compris, la balance ne permet pas d’interpréter une réalité.

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Des rondes en première de couverture des magazines de mode: un bon moyen d’augmenter la clientèle

Nouvelle aberration de la mode, mettre des rondes en première page!

Bonne lecture

Après des années de présence féminine et masculine, maigre et sur-musclée en première page des magazines, on pourrait se réjouir de manière candide de cette avancée.

Quel formidable potentiel d’accroissement du nombre d’achats de magazines que l’on vend sous le fait qu’enfin une ronde est en première page !

En quoi cela n’est pas une avancée mais une stagnation de la place de la femme :

1) C’est encore la mode qui nous impose un modèle de femme :

En effet, c’est encore les têtes soit-disant qui « pAnsent », qui nous proposent une ronde, sous l’argument qu’elle correspond à la réalité du corps féminin de nos sociétés. Cette imagination de la réalité me semble elle-même tronquée.

Le rapport au corps et à l’image corporelle est très altéré dans nos sociétés (il devient l’un des soins thérapeutiques majeurs dans le traitement du trouble alimentaire). Cette non-acceptation de l’image corporelle provoque des comportements alimentaires pathologiques pour transformer la vision du corps. Les régimes fantasques, appuyés par des professionnels et une industrie galopante encore plus obsessionnels du corps que les patients eux-mêmes, contribuent à l’épidémie de l’obésité.

Il n’y a pas une obésité mais diverses formes d’obésité. L’Organisation Mondiale de la Santé nous propose un état de la situation d’excédent de poids, via la mesure de l’IMC et/ou du périmètre ombilical. A aucun moment, les comportements alimentaires sont évalués et voilà la principale erreur qui conduit aux échecs et à l’accroissement de l’obésité. La médecine et la prévention seront-elles le reconnaître?

Partant de l’idée des magazines, d’en finir avec « ces 3 kilos qui vous font défaut », nombreux sont les personnes qui finissent avec +10kg avant la sortie du prochain magazine concernant le régime de l’été.

Ce qui plongent ces personnes d’état préoccupé par l’excédent de  poids à un état d’occupé par l’excédent de poids.

Quel leurre, dès ce moment, de croire que de perdre ces 3kg va vous alléger la conscience et le poids physique! Par la prise de conscience  de cette règle amorale infligée par la  société, l’état de préoccupation sera permanent et définitif sans traitement spécifique. (lire l’article sur le mythe de Midas)

« L’idée de mettre en place une alimentation équilibrée pour manger mieux cache le mensonge de la préoccupation de l’excédent de poids »

2) Si ces rondes rêvent toujours de manière secrète de devenir mince, cela pose encore problème :

Le pseudo régime yoyo (qui n’est que sur la balance) démontre uniquement l’attitude d’une personne préoccupée ou occupée de manière permanente par le  poids. Le régime yoyo n’existe pas, il exprime seulement le fait que la vie de la personne est régie par la problématique du poids/image corporelle, soit par le fait de le contrôler, soit par le fait de ne plus arriver à le contrôler.

Malheureusement, la personne mince va basculer dans le surpoids et, dans des situations plus tragiques, dans l’obésité. Dès lors, les troubles alimentaires prennent nid dans ce mécanisme, cachés dans l’ombre, ils trouvent leur place pour s’exprimer.

Montrer une femme ronde, c’est prendre le risque d’afficher une personne qui a des problématiques avec son image corporelle, son rapport à l’alimentation et son poids. Elle ne sera pas star au même titre que ces mannequins minces.

Quand on réfléchit à star, la traduction nous propose de retrouver le mot « étoile ». Si l’étoile qui brille nous aide à nous diriger dans la vie comme le fait l’étoile du Nord, il me semble que cette étoile doit être saine.

3) Pouvoir de contestation

Le vrai mouvement de contestation qu’il nous reste est le pouvoir d’acheter ou non ces magazines à la période des régimes de l’été, une ronde en première de couverture n’y changeant rien !

Ce seul pouvoir marquerait de façon certaine les esprits.

Conclusion

Nous proposer des filles qui vivent leur féminité, dans un corps incarné, vivant, vibrant, mince ou ronde ou autres serait une vraie avancée. Le fait d’accepter son genre, son corps, sa chair, ses émotions fait que l’on rayonne de manière différente et que l’on adopte des comportements non pathologiques.

Merci de votre lecture.

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Prevention, réflexion sur les problèmes de diététique

Souffrir de troubles alimentaires pendant la grossesse

Il est important d’être clair sur votre problématique dès le début de votre grossesse. Cette période à risque peut maintenir le trouble alimentaire:
• par le fait de la pression mise par les professionnels sur le poids
• par une alimentation inadaptée
• par le non accompagnement psychologique des changements corporels

De nombreuses conséquences peuvent exister pour votre enfant et vous-même.

Les spécialistes des troubles alimentaire peuvent vous accompagner dans cette étape majeure que procure la grossesse.

retrouvez prochainement mon interview pour l’émission « toute une histoire » de Sophie Davant sur France 2

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Manger problème.001

réflexion sur les problèmes de diététique

Pourquoi « manger » reste problématique

Image
Image corporelle, réflexion sur les problèmes de diététique

Poids génétique et Epitecte

Dans le manuel d’Epictète certains paragraphes abordent les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous. On peut lire que ce qui ne dépend pas de nous comprend le corps. Par conte le jugement lui fait parti de nous.
Voici les réflexions qui me viennent à l’esprit;
le corps:
Si le poids est donc génétique comme le suggère les nouvelles études, alors l’inconscience de l’alimentation aurait pour effet d’aggraver le système (problématique d’excès ou de perte de poids). Par inconscient j’attends celui qui ne tient pas compte de sa santé « foutu pour foutu » tout comme celui qui est dans une alimentation intellectualisée. Dans les deux situations le corps et donc les sensations corporelles ne sont pas respectées. Le corps subit l’excédent ou la perte induit par l’attitude et ce qui dépend de nous.
Que ce désir de modifier le corps soit présent, souvent induit par un jugement, amène des perturbations corporelles de prise de poids.

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