Comment réaliser une bonne pesée pour une bonne interprétation du poids ?

Cette question mérite d’être posée, car nombreux d’entre nous, vont utiliser cet objet pour conditionner, régir leurs prises alimentaires dans une journée et subir une variation de leurs humeurs.

Il faut dire, que le chiffre s’affichant dans le petit encadré ou énoncé vient nous percuter dès nos pieds posés sur la machine.

Pour éviter toutes sources d’erreurs voici quelques conseils simples avant de vous peser :

  • Côté balance, il est nécessaire de rappeler une mise à jour de la tare régulière. Prenez un poids de 1kg et toute les semaines corrigez les écarts du chiffre affiché ou annoncé. Toutes les machines se dérèglent facilement  et plus les pesées sont régulières plus la marge d’erreur apparaît.
  • Côté balance, munissez vous d’un niveau à bulle d’eau et vérifiez votre sol. Reposant sur 4 plots, une inclinaison particulière de votre sol entraînera une variation du poids sur la balance.
  • Côté balance, positionnez bien vos pieds sur la balance, car des pieds trop en avant ou arrière, comme le corps légèrement penché va entraîner là une lecture erronée.
  • Côté corps humain, quantifiez en poids toutes vos prises alimentaires de la journée précédente. Il en sera de même pour les boissons. Puis, la pesée de toutes les sorties devront elles aussi mesurées, donc pesez vos selles et vos dépenses en eau (pour cela je ne sais pas comment…).
  • Se peser à jeun ? L’expression veut dire sans avoir manger précisément. Mais nous pouvons nous peser après avoir mangé et bu, il vous suffira de déduire le poids de vos consommations.

De ce constat, il est impossible d’avoir une lecture précise de la mesure du poids. Les paramètres faisant varier le poids sont trop nombreux et peuvent donner une variation de plus de 500gr sur la balance.

Il est plus à noter ce que ne dit pas la balance… On peut, certes avoir un poids parfait, dans notre idéal, qui n’est pas du tout un problème sauf si vous refusez de consommez les besoins énergétiques pour votre bon fonctionnement du corps (un des critères de l’anorexie mentale). Car en effet, la balance ne permet pas d’évaluer les besoins énergétiques dont de fonctionnement d’un corps, ni de vous faire percevoir la sensation de faim ou de rassasiement. (Il est encore drôle d’observer les derniers résultats d’enquête de santé se basant sur une évaluation du poids puisque au poids idéal je peux consciemment manger en dessous de mes besoins voir anarchique).

Ces valeurs relèvent du corps alors que le poids est une caractéristique du corps. Se peser revient à retenir qu’une caractéristique physique du corps et non le corps conduisant à des interprétations fausses des résultats pour faire fonctionner le corps.

Il est à distinguer que le corps est de l’ordre du vivant, c’est à dire de « l’instable qui tend toujours vers du stable ». Le métabolisme, qui recouvre l’anabolisme comme le catabolisme, exprime le phénomène de construction et destruction qui se joue au rythme du corps. Le corps grandit, vieillit au fil du temps entraînant une impossible lecture linéaire du métabolisme.

Certes ce concept nous est difficile à concevoir dans des idéologies contemporaines simplifiant tout phénomène naturel pour le rendre accessible et compréhensible, simplement pour afficher le coupable. Le poids comme le métabolisme de base sont encore vus aujourd’hui par ce vieux concept de l’homme équivalent à une machine le système « entrée/sortie ». Combien de fois avez-vous entendu que le corps est comme une voiture qui a besoin d’essence pour fonctionner? Si la capacité du réservoir est de 50L, le corps a parfois pas besoin d’avoir le réservoir totalement plein pour fonctionner d’autres fois oui.

Alors pour sortir de la culpabilité concernant le poids, une seule chose simple mais difficile est à faire : changer de référentiel et bien sûr ne plus vous peser. Ne plus se peser non pas pour ne pas voir ou voir le chiffre mais comme le fait que l’on ne peut pas interpréter tout le fonctionnement du corps par la balance (attention dans certains cas, la variation de poids peut nous indiquer un dysfonctionnement du corps). Passer du poids au corps, soit de l’inerte au vivant. En effet, le raisonnement n’est plus de l’ordre de la conséquence mais du fonctionnement. Ainsi quand vous mangez, vous allez imprégner au corps un fonctionnement et non une conséquence sur le poids.

C’est ainsi, par la non pesée et en revenant sur l’interprétation des sensations et en connaissant les besoins que vous allez pouvoir vous dégager de la problématique poids.

 

J’ai toujours aimé le jeu de mot « pèse-personne » !🙂

2 commentaires

  1. j’ai abandonné la balance depuis 15 ans,mais j’ai un poids en permanence dans la tête et la peur d’être pesée lors de rendez-vous chez un toubib.Je joue avec des vêtements non serrés et me leurre avec de l’à peu près!!!Le mal-être subsiste,la honte d’un chiffre supérieur à mes espérances subsiste.Le regard d’autrui,son regard accusateur,sa jauge permanente,tout me conduit à ne plus sortir.Je porte le poids de ma propre honte et j’ai la sensation que tout le monde le sait.Dans une societé narcissique,qui aime s’afficher,se montrer,se photographier,parler d’elle-même,il n’y a pas de place pour ceux ou celles qui ne savent pas s’adapter.Le poids mais davantage la perception que l’on a de soi bouffe la vie!Je pense que le poids ne signifie rien pour une personne bien dans sa peau.Comme beaucoup d’autres,je reste prisonnière.

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