Comprendre la chirurgie bariatrique dans son effet pervers

Plusieurs techniques sont proposées à l’heure actuelle: by-pass, sleeve, anneau gastrique. Ces techniques deviennent des stratégies de traitement de l’obésité morbide (IMC>40). Elles démontrent une efficacité réelle sur la diminution des risques de mortalité précoce et en parallèle l’échec du traitement classique de l’obésité et certainement d’une parti de la campagne de prévention.

La prévention actuelle continue une approche quasi empirique basée sur la diminution du poids comme valeur cible. Le moyen proposé est les conseils alimentaires et la mise en œuvre de régime.
Tout et surtout n’importe quoi existe en terme de régime pour aider la population souffrant de problème de poids (ou non).

Aujourd’hui il est démontré (publication HAS) que le régime, et j’ajoute: « utilisé en première intention », crée un an après l’arrêt de la reprise de poids. Quelque soit le régime, il induit de manière automatique de la restriction cognitive.

Je définis la restriction cognitive (en m’appuyant sur la définition de Polvy et ): « la restriction cognitive correspond à une souffrance psychologique occasionnée par une non acceptation de son image corporelle liée à des stratégies de contrôle des prises alimentaires dans le but de réduire de manière physique le poids et améliorer l’image corporelle » NS

Une obsession alimentaire va gagner en intensité par la recherche de conseils alimentaires auprès de l’entourage, coach de vie/sport, professionnels de la santé et de la nutrition. Les réponses vont donc tendre vers une aggravation des symptômes: focalisation sur l’image corporelle et les aliments. Alors le principe de base de médecine « primum non nocere: d’abord de ne pas nuire » est non respecté.

En terme de prévention, la première action était d’interdire la divulgation de régime et la poursuite devant le conseil de l’ordre de médecin commerciaux des régimes.

Revenons à la chirurgie bariatrique;
Elle va être utilisée comme ultime recours après les nombreux échecs du traitement classique du poids.

Dans certaines situations, l’individu, entre dans un épuisement psychologique, dû à l’enfermement imposé par la RC et pour se libérer de cette prison, la chirurgie va créer une autre restriction qui cette fois-ci sera mécanique (RM).

La RM devient par effet pervers libérateur de la pression induite par la RC. A noter, que le choix de la chirurgie est corrélée positivement au niveau de RC générant un « burnout de RC ». On peut comprendre l’apparition de chirurgie de plus en plus radicale pour répondre à cette souffrance, malheureusement c’est renforcer la problématique.

2 commentaires

  1. D’accord avec vous, je ne pense pas que la chirurgie bariatrique soit une réponse au problème de surpoids.
    Physiquement il est sur que le résultat est souvent spectaculaire, mais qu’en est-il psychologiquement?
    Les angoisses qui déclenchent les compulsions alimentaires sont toujours là…comment les gère t-on lorsqu’on ne sait pas faire autrement ? plus possible avec l’intervention de se laisser aller ( régime forçé), donc le risque n’est t il pas de tomber dans d’autres dérives? d’autres compulsions?

    Répondre

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