Croire à l’idée de régime « yo-yo »

Depuis de nombreuses années, le mécanisme du « yo-yo » est une métaphore employée pour décrire les mouvements du poids. Vision intéressante qui propose de distingue deux phases en fonction de la présence ou non d’excédent de poids. 

Observons plutôt ce mouvement sur un autre axe, celui du volume alimentaire consommé. Par corrélation, on pourrait imaginer aisément qu’un volume de prise alimentaire faible (soit une restriction) se trouve dans la phase descendante du poids et l’inverse dans la phase montante. 

Cette vision des conséquences, par un regard extérieur, donne l’idée que l’individu est dans une phase de contrôle puis passe dans une phase de perte de contrôle : « soit je contrôle mon poids et mon alimentation, soit je ne contrôle plus. »

La première objection est que ce type de comportement se trouve aussi bien chez les sujets ayant ou non un excédent de poids. Donc l’axe du poids ne peut-être un bon angle de vue. Donc, si le poids ne peut-être l’objet de contrôle, aujourd’hui l’image corporelle et les insatisfactions ont la « vie belle, » malheureusement. 

La deuxième objection est une vision extérieure à la situation. Si l’on donne le « primat à l’intériorité » les phases de contrôle/perte de contrôle ne sont qu’une seule et même phase: le contrôle du poids ou de l’image corporelle, du rapport au sain-saint-sein-diététique. 

De nombreuses valeurs sont à la base justifiant le comportement de contrôle mais comme disait La Rochefoucaud  » Nous aurions souvent honte de nos plus belles actions si le monde voyait tous les motifs qui les produisent.  » (M409) 

Il me semble que la peur de l’excédent de poids et la quête d’une image corporelle satisfaisante est à l’origine des mobiles. On ne peut qu’acquiescer ce désir. Notre rôle est d’aider à l’agir plus juste ou sens de la vertu. 

Pour cela, redéfinissons la notion de bonheur et deux auteurs me semblent  nous sont essentiels : #Aristote et #Kant. Le premier définit le bonheur par l’agir vertueux (la médiane entre deux vices) et le deuxième permet les corrections par le mobile de l’acte et une alimentation non basée sur l’expérience (pur et a priori) pour sortir de la problématique.

« Manger c’est penser (diet-)éthique et vivre sa diététique » 

 

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