« Je veux me baigner MAIS je n’ose pas à cause de mes formes »

La question de la piscine et surtout du maillot est une grande souffrance pour toutes les personnes en difficulté avec leur image du corps. La personne « maigre », celle à un « poids sans excédent », en « surpoids » ou « obèse » sont égales dans cette souffrance.

Rappel :  atteindre un poids idéal ou une image corporelle parfaite n’est pas un gage de sérénité. 

De manière très brève, rappelons qu’une activité physique va permettre une meilleure appréciation de la mobilité de son corps et qu’il est nécessaire d’en pratiquer. Il sera d’autant plus intéressant de pratiquer du sport si le but est tout autre que le contrôle de son poids ou de son image corporelle.

L’épreuve du maillot, par sa confrontation aux regards des autres, est un frein à notre volonté de vouloir nager. Les personnes souffrent de ne pouvoir se mettre en maillot sans vivre une agression par leurs propres pensées. Le regard et la critique d’autrui tout comme la honte de son propre corps peuvent conduire à l’avortement de ce projet.

Regardons de plus près dans ce qu’il se rejoue concernant la problématique du corps et des autres. Mettre en avant la problématique du corps nous interroge sur notre liberté. L’adage nous dit : « ma liberté s’arrête là ou commence celle des autres ».

Il est assuré que l’absence des autres, de la piscine voire du monde, me permettrait de pouvoir « faire ce que je veux », soit de me sentir libre. Mais « suis-je plus libre sans les autres »? Pas si sûr.

Ce désir de nager s’inscrit dans une société et qui se veut « immortaliste », dont le corps rappelle les limites et sa corruption. Pour être en « bonne santé », « être acceptée » des autres, il est bien mieux d’avoir un corps qui soit dans la norme. En effet, sans les autres, la pression de la société sur mon image tout comme le risque pour ma santé n’auraient plus de sens. Le désir d’aller nager s’exercerait par envie, pour rompre la monotonie d’une vie sans les autres ou répondre à mes passions…symbole de l’emprise de la nature sur nous. Sans eux je n’ai pas conscience que mon désir d’aller nager est une liberté.

La présence des autres ne bride pas la liberté mais la révèle.

Notre liberté n’a de sens que parce que les Autres sont. On aurait pu croire au pouvoir néfaste des autres, dans notre problématique au corps, alors qu’ils assurent le concept de la liberté. Dans ce cas, que devons-nous penser des heures réservées aux personnes « obèses »? Vouloir réserver des heures spécifiques de piscine revient à réduire la liberté, en elle-même.

Mon conseil : lorsque vous allez vous préparer pour la piscine, la prochaine fois et que les pensées vous agressent et tentent de saborder votre volonté, rappelez-vous que vous allez vivre une petite expérience de la liberté. L’image corporelle sera relayée au second plan.  

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