Au service de la diététique !

Extrait de la conférence du 19 mai 2013:

Partie B-1 “Quand le sain devient malsain”
“lorsque nous prenons conscience d’une règle, une sorte de poison nous est inoculée, après quoi nous ne pouvons plus l’enfreindre sans même nous en rendre compte” Alexandre Lacroix, Philosophie magasine, Mai 2013, p.3

La culpabilité peut être transmise lors d’une consultation, d’une conférence sur la nutrition ou les règles de “bien-manger”. En effet, cette information transmise, va être lue avec un biais cognitif et en parallèle sera transmise de manière simple et accessible. C’est peut être dans cette notion d’accessibilité que l’on perd l’essence de l’information.

Concernant les messages publicitaires, les bandeaux sous les informations nous renvoie au paradoxe de consommer avec culpabilité. Tous les aliments sont égaux sur cette information les soit disants “bons” et les “mauvais”. Il y a la une sorte de fusion entre le message et l’aspect culpabilité.

La plupart de ces messages sont construit par des “NE … PAS” et la répétition des “Ne…Pas” vont conduire à faire fléchir, à courber la droiture de l’Homme. Ainsi, l’Homme se trouve comme à genoux devant le sain/saint diététique dans lequel il devient serviteur: “L’Homme devient au service de la diététique”

Ces serviteurs vont appliquer à la règle, les lois dictées par le “saint diététique” et les transmettre à l’entourage. La diffusion de ces règles créent un régime totalitaire où seule les lois diététique font foi. La pensée est donc unique.

Une de mes hypothèses pour expliquer un certain type d’obésité chez l’enfant: le phénomène de réactance, comme une lutte organisée contre ce régime totalitaire. Qui pousse l’individu à fonctionner (manger) en cachette par peur d’être vu.

Il y a sanction lorsqu’une loi diététique est enfreint par l’enfant. Le comportement spontané glisse de spontané à réglé par la transmission de la règle qui fait que la culpabilité existera à chaque prise alimentaire.
Les règles enferment et immobilisent l’individu le conduisant à vouloir s’échapper de cette prison qui est que le siège de la souffrance. (…)

Partie B-2 “La lutte organisée”
(…)

Partie B-3 “La vertue Aristotélicienne”
(…)

Conclusion:
La diététique à notre service et non nous au service de la diététique”

La fourchette qui vibre pour déguster le présent

dans le train pour Paris, urgence d’avis pour la gazette de Nîmes

Et si la solution venait de l’extérieur?

Quelle idée surprenante que de faire vibrer la fourchette pour limiter le surpoids. Cette invention au service de la lutte contre le surpoids et autres type d’obésité semble intéressant sur le papier mais pose à nouveaux la problématique de l’homme incapable de responsabilité vis-à-vis de sa santé.

En effet, l’absence de conscience de la prise alimentaire est une des hypothèses de la prise de poids. Nous avons besoin de prendre contact avec le présent pour écouter nos sensations corporelles. “quand je marche je marche quand je mange je mange” disait le Bouddha.

Être présent au réel, c’est me connecter à des sensations physiologiques (faim, rassasiement) et aux émotions, pour trouver la décision la plus juste à tenir face à une situation, en accord avec ce que je suis.

Être déconnecté de soi, et donc du reel, impose deux réponses opposées qui sont vice ou défaut. Par vice: l’excès de nourriture. Par défaut: le pas assez de nourriture. Les deux conduisant à des prises de poids par non respect du corps.

Si la fourchette nous permet de nous reconnecter au présent et qu’à notre tour nous vibrons de vivre ce présent, alors les problèmes de poids peuvent disparaître car dans le présent il apparaît l’Essentiel.

Des rondes en première de couverture des magazines de mode: un bon moyen d’augmenter la clientèle

Nouvelle aberration de la mode, mettre des rondes en première page!

Bonne lecture

Après des années de présence féminine et masculine, maigre et sur-musclée en première page des magazines, on pourrait se réjouir de manière candide de cette avancée.

Quel formidable potentiel d’accroissement du nombre d’achats de magazines que l’on vend sous le fait qu’enfin une ronde est en première page !

En quoi cela n’est pas une avancée mais une stagnation de la place de la femme :

1) C’est encore la mode qui nous impose un modèle de femme :

En effet, c’est encore les têtes soit-disant qui “pAnsent”, qui nous proposent une ronde, sous l’argument qu’elle correspond à la réalité du corps féminin de nos sociétés. Cette imagination de la réalité me semble elle-même tronquée.

Le rapport au corps et à l’image corporelle est très altéré dans nos sociétés (il devient l’un des soins thérapeutiques majeurs dans le traitement du trouble alimentaire). Cette non-acceptation de l’image corporelle provoque des comportements alimentaires pathologiques pour transformer la vision du corps. Les régimes fantasques, appuyés par des professionnels et une industrie galopante encore plus obsessionnels du corps que les patients eux-mêmes, contribuent à l’épidémie de l’obésité.

Il n’y a pas une obésité mais diverses formes d’obésité. L’Organisation Mondiale de la Santé nous propose un état de la situation d’excédent de poids, via la mesure de l’IMC et/ou du périmètre ombilical. A aucun moment, les comportements alimentaires sont évalués et voilà la principale erreur qui conduit aux échecs et à l’accroissement de l’obésité. La médecine et la prévention seront-elles le reconnaître?

Partant de l’idée des magazines, d’en finir avec “ces 3 kilos qui vous font défaut”, nombreux sont les personnes qui finissent avec +10kg avant la sortie du prochain magazine concernant le régime de l’été.

Ce qui plongent ces personnes d’état préoccupé par l’excédent de  poids à un état d’occupé par l’excédent de poids.

Quel leurre, dès ce moment, de croire que de perdre ces 3kg va vous alléger la conscience et le poids physique! Par la prise de conscience  de cette règle amorale infligée par la  société, l’état de préoccupation sera permanent et définitif sans traitement spécifique. (lire l’article sur le mythe de Midas)

“L’idée de mettre en place une alimentation équilibrée pour manger mieux cache le mensonge de la préoccupation de l’excédent de poids”

2) Si ces rondes rêvent toujours de manière secrète de devenir mince, cela pose encore problème :

Le pseudo régime yoyo (qui n’est que sur la balance) démontre uniquement l’attitude d’une personne préoccupée ou occupée de manière permanente par le  poids. Le régime yoyo n’existe pas, il exprime seulement le fait que la vie de la personne est régie par la problématique du poids/image corporelle, soit par le fait de le contrôler, soit par le fait de ne plus arriver à le contrôler.

Malheureusement, la personne mince va basculer dans le surpoids et, dans des situations plus tragiques, dans l’obésité. Dès lors, les troubles alimentaires prennent nid dans ce mécanisme, cachés dans l’ombre, ils trouvent leur place pour s’exprimer.

Montrer une femme ronde, c’est prendre le risque d’afficher une personne qui a des problématiques avec son image corporelle, son rapport à l’alimentation et son poids. Elle ne sera pas star au même titre que ces mannequins minces.

Quand on réfléchit à star, la traduction nous propose de retrouver le mot “étoile”. Si l’étoile qui brille nous aide à nous diriger dans la vie comme le fait l’étoile du Nord, il me semble que cette étoile doit être saine.

3) Pouvoir de contestation

Le vrai mouvement de contestation qu’il nous reste est le pouvoir d’acheter ou non ces magazines à la période des régimes de l’été, une ronde en première de couverture n’y changeant rien !

Ce seul pouvoir marquerait de façon certaine les esprits.

Conclusion

Nous proposer des filles qui vivent leur féminité, dans un corps incarné, vivant, vibrant, mince ou ronde ou autres serait une vraie avancée. Le fait d’accepter son genre, son corps, sa chair, ses émotions fait que l’on rayonne de manière différente et que l’on adopte des comportements non pathologiques.

Merci de votre lecture.

Les coupables en Prison ! (Extrait de mon mémoire en cours d’écriture)

Lors de cette absence de responsabilité, c’est-à-dire dans cette attitude de victime, les aliments sont coupables et seront donc vites identifiés pour être réprimandés. En fonction de leur essence, de leur constitution ; les aliments vont être classés pour aider le sujet à mieux gérer son alimentation. Tantôt trop riches en graisses, ou sucres voire les deux, ou encore trop salé… les caractéristiques vont proposer des peines différentes. Ces peines peuvent être étalées dans le temps (notion de fréquence de présentation dans l’alimentation) jusqu’à l’exil complet (banni de l’alimentation).
On trouve dans cette réflexion autour de la peine, l’idée de l’enferment: une zone qui sépare deux systèmes dont l’un peut nuire sur l’autre et le confine dans un espace. Michel Serre dans le “sens de l’info” (émission du mai 2012 avec Michel Polacco sur France info) parler des prisons cognitives en citant l’exemple “de misérables ensorcelés par un enchanteur, immobilisés dans une clairière. Lorsqu’un chevalier de la Table Ronde leur proposa de le suivre et les emmena hors de la clairière sans que rien ne leur arrive. Ils se sentaient immobilisés alors qu’ils ne l’étaient pas”
On trouve cette symbolique dans les comportements alimentaires visant à contrôler le poids ou d’en perdre. Plusieurs immobilisations sont remarquables : immobilisme dans le temps, dans le poids physique et dans l’espace.
Dans le temps :
Le sujet est dans ce temps anticipé où il sera déjà au poids désiré. Il est donc dans le futur et absent au temps présent, lieux des sensations physiques et émotionnelles. Il regarde aussi dans le passé pour voir son évolution. Il est immobilisé dans un temps non présent, ce temps imaginaire.

Dans le poids physique :

Dans l’espace :

Les sujets sont comme immobilisés sur le plan du poids mais aussi dans la notion de liberté de leurs choix alimentaires.
Qui est l’enchanteur?
Qui est le chevalier de la table ronde?

Souffrir de troubles alimentaires pendant la grossesse

Il est important d’être clair sur votre problématique dès le début de votre grossesse. Cette période à risque peut maintenir le trouble alimentaire:
• par le fait de la pression mise par les professionnels sur le poids
• par une alimentation inadaptée
• par le non accompagnement psychologique des changements corporels

De nombreuses conséquences peuvent exister pour votre enfant et vous-même.

Les spécialistes des troubles alimentaire peuvent vous accompagner dans cette étape majeure que procure la grossesse.

retrouvez prochainement mon interview pour l’émission “toute une histoire” de Sophie Davant sur France 2