Opinion et vérité en diététique

Court extrait de mon mémoire de master 2 en éthique médicale

“Le « manger-savoir » est limité de manière intrinsèque par les découvertes scientifiques. Le « manger-savoir » actuellement, dans sa diffusion sur le net, tend à vouloir se poser comme Vérité telle une loi de la physique, immuable dans l’Univers alors que la contingence de l’Homme implique sa limitation.

Elle ne peut se poser en tant que « vérité » que par l’action d’oublier ou de rejeter les limites des connaissances. Si une réfutation est possible alors cette « vérité » ne peut être tenue comme telle. Les découvertes scientifiques, les savoirs et les connaissances se découvrent au fur et à mesure générant un déplacement des limites intrinsèques de la réalité, qui parfois peuvent venir contredire la « vérité » ultérieure. Les débats scientifiques et d’idées obligent ces « vérités » à rester des hypothèses qui peuvent penser le fonctionnement dans une réalité. Alors on ne peut que les dégrader au rang d’opinion quand ces dernières se veulent dogmatiques.”

« un bout de pain comble votre faim tout autant que l’aliment que vous désirez »

Épicure proposait une distinction entre les désirs: « parmi les désirs nécessaires, les uns le sont pour le bonheur, pour le calme du corps, d’autres enfin simplement pour le fait de vivre » en vue de la vie heureuse. La recherche du calme dans le corps et dans l’âme permettait d’accéder au statut d’homme sage, le phronimos. Par une lecture attentive de ces écrits, Épicure nous invite donc à faire une séparer le plaisir et du choix alimentaire.

De nombreuses personnes se prétendent « Epicurienne » en se vantant de consommer des mets raffinés couplé  à un art du plaisir, ce qui en définitive exprime deux points. Le premier est la preuve qu’ils n’ont pas lu Épicure et encore moins pu comprendre la philosophie au combien fine de ce dernier. Le deuxième interroge sur le besoin de justifier sur leur acte alimentaire par cette notion Épicurienne. Ils confondent le plaisir qu’ils prennent lors de la consommation des aliments avec ce que propose la philosophie Épicurienne; le plaisir provient de la suppression de la souffrance que l’on la ressent.

A travers cette réflexion, il y a un détachement avec la symbolique du plaisir de l’aliment consommé; puisque l’eau comme le pain, des aliments on ne peut plus simples, peuvent égaler des aliments désirés. Nous sommes loin des aliments raffinés, au sens gustatif qui seraient recherchés pour leurs symboliques culturelles et identitaires; l’eau n’est pas décliné sous une autre type de boisson telle que le café, du sirop,…tout autant que le pain, n’est pas proposé de manière accommodée de chocolat, fromage…ils sont cités en tant qu’aliments « simples »,  sans mettre en oeuvre une technique culinaire avant consommation.

Revenons à la clinique en prenant la situation classique d’une sensation de faim en dehors d’une heure conventionnelle; le choix des aliments pourrait être vu avec la philosophie du plaisir chez Épicure. Les régimes, qui par leurs règles éloignent des plaisirs alimentaires, volent en éclat sous l’effet de la faim qui est contenue. Affranchi de la règle, le plaisir devient le maître. Les deux situations ne proposent pas une action vertueuse. Un choix d’aliment, moins somptueux, procure le même apaisement face la douleur occasionnée par la sensation de faim.

La campagne de prévention santé propose d’« éviter de manger gras-sucré » mettant en rejetant tout aliment plaisir, car ce plaisir est la source du problème du comportement alimentaire. En définitive elle ne fait que renforcer la confusion dans les discours sur le plaisir. Je propose une idée de discours qui valorisait la philosophie Épicurienne :  « un bout de pain comble votre faim tout autant que l’aliment que vous désirez ».

La métaphore de la plante verte et de la balance #regime #pertedepoids par Nicolas Sahuc copyright

Comment avoir une belle plante?
Une bonne exposition au soleil mais pas trop, de l’engrais, lui parler et bien sûr l’arroser.

Restons sur l’arrosage; le conseil que l’on donne est “d’arroser quand elle en a besoin”.
En effet, le manque comme l’excès d’arrosage provoque la pourriture des racines et les feuilles jaunissent et finissent par tomber.

Un arrosage judicieux et surtout un œil expert et une écoute attentive permettent de maintenir de belles plantes.

Pour nous aider un collecteur d’eau nous informe de sa situation mais se fiant qu’à ce dernier suis-je sûr d’écouter les besoins réels de la plante.

Allusion à la balance et au corps, si la balance me dit ce que je dois manger suis-je à l’écoute de mes besoins réels?
La balance peut elle mesurer la quantité manquante?
Il me semble que réduire les besoins à la seule évaluation de la balance est une source majeure d’erreur.

Pour résumer une bonne écoute des besoins permet d’avoir une belle plante :-)

Conseil: ayez la main verte

« Les programmes de soins des TCA par télémédecine et internet ».

Originally posted on MSC:

Dans le cadre des soirées organisées par le tcareseaulr, une intervention de Tony Lam est proposé au grand public ce mercredi 11 juin à partir de 20h à l’hôpital Lapeyronie sur «Les programmes de soins des TCA par télémédecine et internet»

Tony Lam travaille à Lausanne, il a développé les premiers outils de soins par internet de patients souffrant de troubles alimentaires. 

Inscription gratuite par mail : mf-soler@chu-montpellier.fr

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