Vers un plaisir par les produits allégés ?

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Ces produits existent depuis très longtemps dans les linéaires des divers commerces. Ils sont allégés en sucres, ou en matières grasses et parfois quand une pathologie le nécessite ils sont transformés pour être moins riches en sel par exemple. Prenons un aliment classique : la confiture qui tient, par tradition, des parts égales de sucre et de fruit. Dans les confitures allégées on observe une inégalité avec un abaissement en sucres jusqu’à 50% à 65% de la quantité de fruit. Dès lors le produit pourra arborer la mention « allégé en sucre ». Nous avons dans cet exemple un allègement, par diminution de quantité, sur les produits constitutifs de la recette traditionnelle. Certains autres produits allégés remplacent directement un des constituants de base de produit « vrai ». Ces derniers produits peuvent poser question sur le plan de la santé et les débats scientifiques ne sont pas encore tranchés. La recette traditionnelle se taxe à juste titre d’authentique, dans le sens où « rien ne nous est caché ». A l’inverse le produit allégé, avec le substitution d’un ingrédient de base, invite à la méfiance.

Les produits allégés et le plaisir

Les produits allégés sont une facilité qui est proposée aux personnes qui veulent contrôler le chiffre sur la balance et/ou une image corporelle. C’est une façon de déresponsabiliser la personne dans son acte alimentaire du quotidien avec l’idée : « nous allégeons, vous pouvez continuer à prendre plaisir ». Dans le désir de perte de poids, certains justifient de consommer deux fois de l’aliment par le fait qu’il soit allégé, donc « plus de plaisir avec moins de calories » et en plus c’est autorisé dans le régime.

Aujourd’hui, pour sortir des règles alimentaires concernant la perte de poids, les approches psychologiques proposent de « prendre du plaisir en mangeant ». Ces approches critiquent la double consommation du produit allégé pour le plaisir et vous invitent à prendre des aliments authentiques, mais toujours dans l’idée de se faire plaisir !

C’est un paradoxe, car les deux attitudes visent exactement la même fin avec des moyens différents. Le produit allégé propose un apport calorique limité avec un plaisir moins intense mais plus long et l’aliment authentique un plaisir plus intense, plus court mais plus calorique. Choisissons notre camp finalement, car si 2 valent 1 pour le même niveau calorique pourquoi n’en prendre qu’un pour avoir du plaisir. Mais la condition de l’homme dans ce bas monde est face à un choix difficile car les deux peuvent exister en même temps, sauf dans l’éternel, c’est-à-dire avoir l’intensité et la durée.

Au-delà de la problématique sur le plan de la santé des constituants alternatifs dans les produits allégés, l’utilisation du produit « vrai » comme du « faux » est équivalente.

L’exercice sera de déjouer les pièges du désir de perte de poids justifiant la double consommation tout comme le piège des approches psychologiques de la nourriture qui proposent une nouvelle injonction, celle de « se faire plaisir », excluant de manière obligatoire le produit allégé.

Les applications connectées article pour le magazine Glamour

analyse critique :

Toutes ces applications veulent donner un nouveau maître : “je compte pour toi et je te donne l’info, agis pour que tu sois mieux”. Mais le mieux par qui est-il définit ? Tout cela nécessitera un travail avec des professionnels de santé pour éviter toutes dérives, tellement nombreuses à l’heure actuelle !

Ces applications sont une sorte volonté extérieure, sans être divine, réduisant notre volonté à ne pouvoir faire face à nos vices.

A l’inverse, si l’application permet de s’affranchir de celle-ci, de n’être qu’une info qui n’altère pas ma volonté intérieure me laissant libre, de facto, ça rend obsolète les applications.

La connexion aux objets, qui peut être utilisé aussi par le corps médical posé la question à qui appartient le corps?
Tout cela questionne la liberté que l’on a à disposer de notre corps.

Il en reste pas moins, que je suis libre de jeter l’objet/application à la poubelle.

“the perfect body” selon Victoria secret et sa contre pub

La nouvelle de campagne de Victoria Secret fait normalement réagir tout le monde et il est normal.

Du coup, des photos avec des corps dit normaux se réalisent pour contrer la campagne des modèles au corps dit “parfaits”. Même cette contre campagne opère le même geste, celui de réduire les femmes (les Hommes) à une image, à un corps marchand. Il devient presque regrettable que la photo soit identique dans son concept original, donnant de la valeur aux publicitaires. Je regrette qu’une idée respectant la dignité de toutes les femmes n’est pas vue le jour. Mais l’irritation de cette campagne nous pousse à réagir de manière compulsive.

Rappelons que chaque être humain possède sa dignité grâce au kantisme et au christianisme et que les mannequins de la publicité, elles aussi possèdent la dignité. En faisant la contre-pub il me semble que c’est la dignité posturale qui leur est enlevée tout en faisant une nouvelle publicité pour Victoria secret.

La contre pub donne raison à Sénèque qui rappelle dans sa lettre à Lucillus “l’homme esclave de son corps, à toujours ramener à lui, de quoi ne sera-t-il pas l’esclave?“. La contre publicité continue à prôner un esclavage au corps même qu’il soit plus “parfait” selon une réalité. En espérant voir émerger une contre pub qui s’éloignerait du corps montré pour mettre en évidence la dignité. Car le plus grand danger sera que cette contre-pub voudra “être calife à la place du calife”. Que l’on soit maigre, obèse, mince, gros…surpoids, cela ne définit aucune attitude positive sur le rapport au corps et son alimentation.

“Je veux me baigner MAIS je n’ose pas à cause de mes formes”

La question de la piscine et surtout du maillot est une grande souffrance pour toutes les personnes en difficulté avec leur image du corps. La personne “maigre”, celle à un “poids sans excédent”, en “surpoids” ou “obèse” sont égales dans cette souffrance.

Rappel :  atteindre un poids idéal ou une image corporelle parfaite n’est pas un gage de sérénité. 

De manière très brève, rappelons qu’une activité physique va permettre une meilleure appréciation de la mobilité de son corps et qu’il est nécessaire d’en pratiquer. Il sera d’autant plus intéressant de pratiquer du sport si le but est tout autre que le contrôle de son poids ou de son image corporelle.

L’épreuve du maillot, par sa confrontation aux regards des autres, est un frein à notre volonté de vouloir nager. Les personnes souffrent de ne pouvoir se mettre en maillot sans vivre une agression par leurs propres pensées. Le regard et la critique d’autrui tout comme la honte de son propre corps peuvent conduire à l’avortement de ce projet.

Regardons de plus près dans ce qu’il se rejoue concernant la problématique du corps et des autres. Mettre en avant la problématique du corps nous interroge sur notre liberté. L’adage nous dit : “ma liberté s’arrête là ou commence celle des autres”.

Il est assuré que l’absence des autres, de la piscine voire du monde, me permettrait de pouvoir “faire ce que je veux”, soit de me sentir libre. Mais “suis-je plus libre sans les autres”? Pas si sûr.

Ce désir de nager s’inscrit dans une société et qui se veut “immortaliste”, dont le corps rappelle les limites et sa corruption. Pour être en “bonne santé”, “être acceptée” des autres, il est bien mieux d’avoir un corps qui soit dans la norme. En effet, sans les autres, la pression de la société sur mon image tout comme le risque pour ma santé n’auraient plus de sens. Le désir d’aller nager s’exercerait par envie, pour rompre la monotonie d’une vie sans les autres ou répondre à mes passions…symbole de l’emprise de la nature sur nous. Sans eux je n’ai pas conscience que mon désir d’aller nager est une liberté.

La présence des autres ne bride pas la liberté mais la révèle.

Notre liberté n’a de sens que parce que les Autres sont. On aurait pu croire au pouvoir néfaste des autres, dans notre problématique au corps, alors qu’ils assurent le concept de la liberté. Dans ce cas, que devons-nous penser des heures réservées aux personnes “obèses”? Vouloir réserver des heures spécifiques de piscine revient à réduire la liberté, en elle-même.

Mon conseil : lorsque vous allez vous préparer pour la piscine, la prochaine fois et que les pensées vous agressent et tentent de saborder votre volonté, rappelez-vous que vous allez vivre une petite expérience de la liberté. L’image corporelle sera relayée au second plan.  

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