réflexion sur les problèmes de diététique

Soin qui répare ou soin qui libère, faut-il faire un choix?

Partons de nos constats d’échecs dans les soins dits « traditionnels », en regardant aussi de près ce qui nous fascine dans cette science qui réalise sans arrêts des prouesses. Dans de nombreux domaines de la médecine, les progrès sont tels qu’ils viennent chambouler nos représentations et nos perspectives de soins face au corps dit « malade ».

Tels des mécanos de formule 1, dont l’excellente et surtout la minutie de la pratique permet de lancer et réparer des bolides à plus de 300km/h, la médecine et toutes les équipes soignantes réparent et transforment nos corps. Entendons dans ce mot « corps », la matière, la biologie, la chimie, l’organique qui sont compris avec nos modèles physico-chimique. Car sans imagerie médicale une opération peut devenir difficile,…et je vous laisse penser à tous les exemples que vous pouvez trouver.

Dans ce bolide, il y a un pilote, et ce dernier doué d’esprit, de conscience, prend des décisions en permanence pour piloter sa formule 1 comme il l’entend. Il y aura des pilotes dits « casse-cou », quand d’autres seront qualifiés de « prudents ». Certains sont mêmes appelés « fandjo », signifiant un pilote qui prend des risques exagérés. De nombreux profils de pilote existent.

Sur le circuit par sécurité, avant un virage, vous pouvez trouver des panneaux indicateurs de vitesse, pour aborder le mieux possible le virage. En le prenant vers cette vitesse tout se passera pour le mieux. Trop au-dessus le risque est grand, trop en-dessous vous perdez de la vitesse dans le virage. On comprend bien l’incidence de s’éloigner de la norme de vitesse. Mais la qualité d’un pilote est de faire corps avec son bolide, de comprendre les conditions météo et le revêtement pour libérer son intuition.

Le soin qui libère trouve son origine, non pas dans la réparation du bolide, dans l’ajustement du comportement avec la notion de norme. La norme qui peut venir freiner les « fandjo » tout comme rappeler aux « tortues » qu’ils sont trop lents.

Le pilote libéré de ces et ses contraintes permet de rouler de manière différente et plus intuitive. Mais cette libération n’agit nullement sur la mécanique du bolide. Le corps est tel qu’il « est » et la médecine traditionnelle le comprenant mieux permet de l’ajuster, de le réparer, de le rendre moins contraignant tout comme plus performant. Mais comme le vieux scientifique « Q » dans les « james bond », la tendance à une attitude moralisatrice et une mise en garde sont inhérentes aux scientifiques. Le soin qui libère s’oppose à l’attitude moralisatrice des scientifiques mais s’affranchit d’une compréhension de la mécanique du bolide, pouvant conduire à des problèmes de diagnostic différentiel.

Nous sommes face aujourd’hui à deux soins qui ont tendance à être opposé et que l’on oppose, argumentant la supériorité et discriminant l’un vis-à-vis de l’autre. Cette opposition restera une impasse. Les deux soins ont besoin de l’un de l’autre, ils ont besoin de se surveiller, de se compléter et d’être coordonné. Un soin qui néglige l’autre s’expose à des déconvenues dans le temps.

Alors aujourd’hui, complétons nos équipes de soins avec les soins qui libèrent et ceux qui réparent et nous n’oublions pas de respecter la temporalité des soins à mettre en place  sans s’obstiner dans un choix unique de soins.

 

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