Maigrir ne veut pas dire se dénutrir

L’état de dénutrition apparait quand le corps est dans un système « déséquilibré ». Un corps atteint par une maladie peut voir son métabolisme de base modifié et bien souvent augmenté. Les besoins augmentant imposent une adaptation des apports énergétiques pour éviter cet état asymétrique : les besoins doivent être compenser par un apport ajusté. Dans un autre cas, lorsque les apports sont insuffisants aux regards des besoins du corps qui n’ont pas évolué, ces besoins étant non adaptés, alors le corps se trouve dans cette dynamique asymétrique. Cette situation est la plus fréquente dans le désir de perdre du poids. Hâté par le désir de se sentir mieux, les besoins et la nature du corps sont passés sous silence pour obtenir cet état de mieux être rapide. Mais ce n’est sans oublier les conséquences de la dénutrition chez l’homme. En effet, les prises alimentaires vont être perturbées par cette situation qui se traduisent pas une perte de contrôle sur l’alimentation : impossibilité de s’arrêter de manger. L’appétence sur le sucré se voit très augmentée. Pour finir, l’état de fatigue conséquence de la dénutrition provoque une fragilité psychologique. On comprend aisément que tout cela conduise à la problématique des comportements alimentaires. Mais la plupart du temps, elle est due à une dénutrition énergétique plutôt qu’une situation psychologique. Si maigrir comme se dénutrir respecte un corps qui a la nécessité de perdre du poids dans un cas il y a aucunes conséquences sur le comportement alimentaire et dans l’autre l’émergence d’une problématique alimentaire (dénutrition). Bien souvent, nous sommes face à des états de dénutrition énergétiques plus que des troubles alimentaires dans l’idée de perte de poids. C’est-à-dire que nous corrigeons des erreurs de dénutrition plus que de traiter des prises alimentaires émotionnelles ou de troubles alimentaires. Sans connaissances et les compétences d’un spécialiste, les individus se trouvent dans des états de carence énergétique pensant « manger équilibré » comme si c’était la condition suffisante. Dans mon quotidien rare sont ceux qui ont recu une information nutritionnelle adaptée. En définitive la profession se bat contre elle-même, avec pour pantin le patient.

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