« Aujourd’hui, je vais tenir mon regime/je ne vais pas craquer »

Quelle déception que de ne pas avoir réussi à tenir son régime !

Il est normal, quand nous sommes en excédent de poids de vouloir revenir vers une silhouette plus esthétique, c’est beaucoup discutable quand la personne est déjà dans un poids bas, c’est-à-dire dangereux pour sa santé.

Classiquement, après avoir monté sur sa balance, avant ou après s’être scruté dans le miroir, que des règles alimentaires soient édictées pour atteindre son objectif. Ses règles fonctionnent avec un motivation de type méthode Couet ou psychologie positive « aujourd’hui, je vais réussir ».

Malheureusement, le coach de la salle de sport, le régime de la copine, l’hyperprotéiné de certains professionels vont contribuer au fait que je trébuche. Même la méthode Couet sera inefficace car le corps, la nature se rappellent à nous.

Le fait d’imaginer que tout va bien se passer, aujourd’hui, que l’on ne va pas craquer, nous positionne en tant que maître de tout. Si des choses dépendent de moi, de nombreuses autres ne relèvent pas de ma bonne volonté. C’est ce que nous rappelle le philosophe Epictète.

C’est un philosophe de la branche des stoïciens qui a été un ancien esclave qu’on a libéré. I nous invite à agir sur les choses qui dépendent de nous. La colère et autres sentiments naissent de note fâcheuse tendance à vouloir gérer ce qui n’est pas de notre ressort.

Alors le matin, quand je décide et que je souhaite que tout se passe bien, je positionne dans une situation qui inclu un pouvoir sur ce qui dépend de moi et ce qui n’est pas de mon ressort.
Quand ce qui n’est pas de mon ressort se déchaîne et me fait vivre des sentiments d’impuissance, de frustration, ces sentiments peuvent conduire à une prise alimentaire (majorée par la mise en oeuvre un régime) et non les événements, qui ne dépendent pas de moi.

Mais c’est la déception dans le fait que je ne peux tout contrôler qui prolonge la prise alimentaire. Cette déception provient du fait que j’oublie le principe même de la vie, c’est-à-dire la surprise, l’inattendu jusqu’au plus tragique.

C’est le principe que la philosophie stoïcienne propose, l’acceptation qui se traduit par l’action vers la vie bonne, vers la vertu dans toutes les situations de la vie.

Sur le plan alimentaire cela pourrait se traduire par une action en accord avec les sensations de faim et de rassasiement avec une attitude tempérante concernant les plaisirs avec une philosophie de vie qui m’aide à me détacher des événements qui ne relèvent pas.

En résumé la possibilité de ne pas faire de crise par déception pourrait provenir d’une réflexion qui nous laisse à notre place, la bonne place, celle d’agir sur ce qui dépend de nous. « Il est possible et cela ne relève pas de moi que je fasse une crise dans la journée. Ce que je dois faire c’est manger en accord avec mon corps ».

La prise alimentaire en cas de déception sera toujours moins importante.

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