« Ce sport qui nous bouffe » article pour l’O.M.S.

Dans le journal « The Telegraph » daté du Tuesday 29 May 2012, on pouvait lire un article concernant la triathlete Hollie Avil qui a décidé de mettre entre parenthèses sa carrière. En effet, cette jeune champion du monde junior à Lausanne en 2006, vient de révéler qu’elle souffrait de troubles alimentaires. Ce témoignage vient confirmer les études sur la prévalence des troubles alimentaires dans le monde du sport. Si la prévalence est quasi identique à la population générale soit 1% et 5% pour l’anorexie mentale et la boulimie respectivement, la population sportive est une population plus à risque. Les facteurs de pression sont plus nombreux et exacerbent les traits des troubles alimentaires déjà présents chez le sujet: l’importance du rapport poids-puissance, la recherche du dépassements des limites du corps, les traits de perfectionnisme, la pression de l’entourage et du staff technique et médical, la recherche de corps sans gras, le contrôle alimentaire, les compétitions… Une extrême souffrance se met en place, dont 80% de la préoccupation mentale est focalisée sur le poids. On observe un « glissement » des problèmes d’ordre psychologique sur un contrôle de la nourriture, de l’image corporelle et du poids. Les crises de « binge eating » (consommation massive d’aliments en un temps court avec sentiment de perte de contrôle) peuvent, au minimum, apparaître une fois à plusieurs fois par jour. Deux phases sont observées: performances meilleures dans les phases de contrôle de poids, correspondant à une sorte de « lune de miel » puis rapidement les troubles créent une stagnation des performances, voire une diminution, avec en parallèle une baisse de l’estime de soi. Le sportif nécessite donc un soutien moral et médical pour prévenir et guérir des troubles des conduites alimentaires et des pressions qui pourraient le mettre en péril. A cet effet, la région Languedoc Roussillon devient pilote dans la prévention des troubles alimentaires dans le sport de haut-niveau. Un comité de pilotage a reçu le soutien de la Fondation de France pour mener a bien cette prévention. Le Dr O. Coste de la D.R.J.S.C.S., Me K. Noger psychologue du sport (label « Vivre sport ») et moi-même coordonnons ce programme. Des plaquettes d’informations sont en cours de réalisation, des interventions auprès des pôles espoirs sont prévues. Ce programme sera ensuite élargi au niveau national. (pour toutes informations sahuc.nicolas@gmail.com).

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