Coup de pouce

« Il y a des obésité mais pas un une obésité » N.S.

Aujourd’hui, et depuis des décennies, les approches de l’obésité ou du traitement du problème de poids, se sont bornées aux stratégies de réduction de calories.

En effet, la balance énergétique traduit l’équilibre entre les sorties (due à la dépense énergétique: métabolisme de base + thermorégulation, thermogenèse post prandiale et pratique sportive) et les entrées (les aliments). Si le déséquilibre énergétique est occasionné alors on perd de la masse sur le plan théorique.

La plupart des régimes sont proches des 1400kCal/j voire moins, ce qui a permis de perdre de la « masse » corporelle. Voire, plus vous étiez « obèse », plus on baissait les calories et si vous vouliez perdre plus rapidement, là aussi, la proposition de régimes à très bas apports énergétiques étaient proposés.

Lorsque le régime est maintenu, on obtient cette perte de masse qui se voit sur la balance et la silhouette. Alors les efforts sont justifiés.
On peut dire dans cette situation que « la FAIM justifie les moyens ». La place du sport va donc être importante, car elle va pouvoir accentuer le déséquilibre énergétique et générer la perte de masse.
Le contrôle de la faim ainsi que l’activité physique, vont permettre d’atteindre le « sacro-saint chiffre tant espéré ». Mais à quel prix au quotidien ?

On mesure que l’importance que l’on donne à ce chiffre sur la balance, nous immobilise psychologiquement, nous pétrifie et nous enferme dans cette représentation d’une alimentation étroitement lié à l’idée que l’on se fait de notre silhouette.
Alors le sportif se retrouve dans une indisponibilité psychologique pour se concentrer dans sa pratique sportive et les personnes souffrant de ce rapport aux poids entrent dans des souffrances permanentes, conduisant à anticiper tous les repas et manipuler les aliments par compensation dès le lendemain…

Pour se sortir de tout cela, citons Sénèque, dans son livre « Apprendre à vivre, choix de lettres à Lucilius » Ed. Arléa (lettre XIV, page 47):
« Je reconnais qu’il nous est naturel d’aimer notre corps. Je reconnais qu’il est sous notre protection. J’admets qu’on lui doive des égards, pas qu’on en soit l’esclave, car l’homme esclave de son corps, toujours à trembler pour lui, à tout ramener à lui, de quoi ne sera-t-il pas l’esclave? (…) L’amour excessif que nous lui portons nous agite de craintes, nous surcharge de soucis et nous expose aux offenses. »
En effet, l’harmonie créée par un apprentissage de l’écoute corporelle au niveau de la faim et de la pratique sportive, dans une démarche de prendre soin de soi, devient la voie/x qui nous guide pour accéder au bien être.

Alors la pratique sportive devient un plaisir et on peut se détacher du chiffre sur la balance pour investir son corps.

Un commentaire

  1. Merci pour ce post ; cela me permet de prendre conscience que bien souvent je fais tout a l’envers (je crois que le sport me permet de prendre soins de mon corps et de trouver un équilibre alors qu’en fait ce n’est qu’un moyen de plus que je met en place pour me déculpabiliser , pour maitriser les apports caloriques et non pour me faire plaisir, me détendre, déconnecter ….)

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